L'ouverture de la pêche 2026 : une richesse qui se mérite et se protège
Rouyn-Noranda, 14 mai 2026 – La saison de pêche 2026 s'ouvre officiellement demain sur le vaste territoire de l'Abitibi-Témiscamingue, région qui compte quelque 22 000 lacs et rivières. Dans l'esprit de la nouvelle image de marque lancée par Tourisme Abitibi-Témiscamingue — « Nos richesses se méritent » — le Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue invite tous les adeptes de la pêche à s'engager activement dans la protection de notre patrimoine aquatique exceptionnel. C'est dans cet esprit qu'il est demandé à chaque pêcheur et pêcheuse de respecter scrupuleusement les bonnes pratiques environnementales, notamment en ce qui concerne le nettoyage des embarcations, un enjeu crucial pour contrer la propagation des espèces aquatiques envahissantes.
Nettoyage des embarcations : une obligation, pas une option
Les espèces aquatiques envahissantes telles que le cladocère épineux et le myriophylle à épi peuvent voyager d'un plan d'eau à l'autre accrochées aux embarcations, remorques et équipements. Avant de changer de lac ou de rivière, chaque usager est tenu de :
Inspecter et retirer toute matière organique visible (plantes, boue, animaux) de l'embarcation, de la remorque et de l'équipement de pêche;
Vider entièrement l'eau contenue dans le vivier, la cale, le moteur hors-bord et la glacière;
Nettoyer l'embarcation, si possible à l'eau chaude (minimum 60 °C) et laisser sécher l'ensemble de l'équipement pendant au moins cinq (5) jours complets à l'air libre;
Ne jamais transférer des appâts vivants ou de l'eau d'un plan d'eau à un autre.
Bonnes pratiques estivales : pêcher avec respect
Au-delà du nettoyage des embarcations, une pêche responsable implique également :
Connaître et respecter les limites de prises et les tailles minimales légales pour chaque espèce ciblée;
Pratiquer la remise à l'eau de façon éclairée : mouiller les mains avant de toucher le poisson, minimiser le temps hors de l'eau et éviter les manipulations prolongées;
Éliminer correctement tous les déchets, y compris les fils de pêche et les hameçons;
Éviter de perturber les zones de frayères et les herbiers littoraux, particulièrement sensibles en début de saison;
Réduire la vitesse de navigation dans les zones sensibles afin de protéger les herbiers aquatiques.
Près d’une vingtaine de stations de lavage sont maintenant disponible en région. Le CREAT souhaite que tous les citoyens, notamment les pêcheurs oui, mais aussi les riverains et les usagers des plans d'eau, soient sensibilisés et deviennent des ambassadeurs de prévention en matière d’espèces exotiques envahissantes aquatiques en adaptant leurs comportements pour prendre les précautions nécessaires.

