Crédit photo : © Loup de Pauline Suffice

Crédit photo : © Loup de Pauline Suffice

Il existe très peu de données sur l’utilisation du territoire à l’étude par le loup, sur l’impact des récentes coupes forestières sur celui-ci et sur les taux de mortalité du loup par les activités anthropiques. Ce projet est donc une occasion de documenter les enjeux présents et de voir à élaborer des recommandations de conservation adaptées, tant sur le plan de l’aménagement forestier que sur le plan du prélèvement anthropique.

Donc, un projet de recherche a été mené en collaboration avec la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), le Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue (CREAT), l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), et l’Université de Sherbrooke (UdeS).

Des candidats répondant aux critères de recherche sur les interactions humains-loups ont été contactés pour des entrevues semi-dirigées. La participation consistait à en une entrevue en personne de 20 à 45 minutes et était volontaire et confidentielle. Afin de compléter l’échantillonnage, des tournés porte-à-porte ont été réalisées pour rencontrer des résidents et des éleveurs dans les secteurs de : Mont-Brun, Cléricy, d’Alembert, Destor, Poulaires, Taschereau et Launay.

Cette étude a permis de générer un premier portrait de la situation du loup gris dans la zone périphérique du parc national d’Aiguebelle et de documenter les interactions humain-loups. Parmi les résultats obtenus dans cette étude, on peut souligner trois aspects.

Premièrement, une attitude positive envers la présence du loup gris. En effet, 70 % des utilisateurs de l’aire d’étude (résidents, trappeurs, chasseurs, agriculteurs, etc.) partagent une perspective de coexistence ou tolérance envers ce canidé. Deuxièmement, selon les observations des loups, ils se trouvent au sud-est de la zone périphérique. Ce fait a été ratifié avec une analyse cartographique de l’habitat potentiel pour ce canidé. Finalement, uniquement un cas de conflit recourant a été confirmé.

Ce projet a été présenté lors de la rencontre du mois de mars (2019) de la TGIRT de Rouyn-Noranda, ainsi qu’à une 5e rencontre du comité de la zone périphérique du parc national d’Aiguebelle. Dorénavant, et grâce à l’appui financier de la Fondation de la Faune du Québec, le CREAT assurera la coordination de ce comité et veillera à l’accomplissement de ses objectifs.

Consulter la carte du secteur d’étude  

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Projet rendu possible grâce à 

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