contexte 

Sa situation géographique sur la ligne de partage des eaux, jumelée à la présence de plus de 20 000 lacs sur son territoire de 65 000 km carrés, est à l'origine de son appellation algonquine Abitibi qui signifie « là où les eaux se séparent » et Témiscamingue signifiant « au lac profond ». Notre région porte bien son nom, car nous y retrouvons deux importants bassins versants qui se déversent vers le sud, de la rivière Kinojévis vers la rivière des Outaouais, et vers le nord, de la rivière Harricana vers la Baie-James.

Les milieux hydriques représentent une grande richesse naturelle en Abitibi-Témiscamingue, ainsi qu'un immense terrain de jeu pour les amateurs de plein air.  C'est pourquoi il est important de les protéger. 

L’eau souterraine présente également une importance au niveau régional, puisque plus de 73 % de la population s'y alimente, dont plus de 41 % par puits individuel. Plusieurs municipalités s’approvisionnent majoritairement en eaux souterraines, dont Val-d’Or, Amos, Senneterre, Barraute, Malartic, La Sarre, Témiscaming et Ville-Marie. Les aquifères granulaires, que l’on retrouve au cœur de certains eskers et moraines, sont des filtres naturels et certains fournissent une eau de très grande qualité.

Toutefois, certaines activités anthropiques présentes sur le territoire impactent la qualité de l'eau. C'est notamment le cas de rejets des eaux usées non traitées dans l'environnement (municipales, industrielles et individuelles), l'apport de fertilisants et d'engrais chimiques par les pratiques agricoles, le rejet des activités minières et d'autres industries (manufacturières, métallurgiques, usines de pâtes et papiers, scieries, etc.).  Les apports en nutriments (phosphore, azote) augmentent la problématique d'eutrophisation et de prolifération d'algues bleu vert déjà existante et les rejets miniers peuvent engendrer de l'acidité dans l'eau ou d'autres contaminations. De plus, la présence et la concentration de métaux lourds dans certaines espèces de poissons dépassent largement les normes.

Certaines activités consomment une très grande quantité d'eau. C'est le cas notamment des mines à l’étape de l’enrichissement du minerai et du secteur des pâtes et papiers.

Sources : MDDELCC, SESAT

 

actions du creat 

En collaboration avec d'autres organismes de la région (GÉCO, OBV, municipalités), le CREAT a offert des formations pour sensibiliser les citoyens à l'importance de l'aménagement des bandes riveraines. De plus, avec la tenue du Forum régional sur les lacs en 2010, plusieurs actions ont pu être réalisées pour améliorer la qualité des lacs de la région.

Au printemps 2006, le CREAT avait mandaté le Centre technologique des résidus industriels (CTRI) pour l’aider à déterminer l’état du sous-bassin versant de la rivière Dagenais, qui se déverse dans le lac Abitibi. Ce travail a permis d’élaborer une stratégie de restauration des berges de la rivière Dagenais ainsi que des projets de recherche et développement en lien avec la problématique du lac Abitibi. Une séance de présentation a été offerte aux municipalités de Sainte-Germaine, Palmarolle et Poularies le 16 juin et le 12 novembre 2008 (diaporama). 

 

Comités

Le CREAT siège au comité de bassin versant du lac Abitibi, à la table de concertation de l'organisme de bassin versant du Témiscamingue (OBVT) ainsi qu'à la table régionale de gestion intégrée de l’eau par bassin versant - secteur Abitibi-Jamésie (OBVAJ).

 

projets du creat 

 

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