Portrait Général

L’Abitibi-Témiscamingue est une région vaste et faiblement peuplée, où l’économie tourne principalement autour de l’exploitation des ressources naturelles (minières, forestières et hydriques). Il s’agit de la quatrième plus vaste région du Québec, avec plus de 65 000 km carrés. La région est bordée à l’ouest par l’Ontario et s’étend jusqu’à la Mauricie à l’est, puis de l’Outaouais jusqu’au Nord-du-Québec dans sa limite septentrionale, correspondant au 49e parallèle. Elle est composée de 5 municipalités régionales de comté (MRC) - soit les MRC d'Abitibi, d'Abitibi-Ouest, de Témiscamingue, de la Vallée-de-l'Or et de la Ville de Rouyn-Noranda - de 79 municipalités et de sept communautés algonquines (des neuf du Québec). Le territoire de l'Abitibi-Témiscamingue est situé en terre anishinabe, donc algonquine.

Située à même le bouclier canadien, la région administrative prend place sur une des plus vieilles roches du monde (4,2 Ga). On retrouve des roches volcaniques, sédimentaires et métamorphiques, perturbées par orogénèses, entrecoupées de failles dont certaines renferment des gisements plurimétalliques qui permettent l’exploitation minière en région. La succession de glaciers a modifié profondément la géomorphologie locale. Étant jadis une imposante chaîne de montagnes, le paysage actuel correspond plutôt à un relief de plateaux et de collines peu élevées, dont l’élévation moyenne dépasse difficilement les 300 mètres. On retrouve néanmoins des vestiges du passé, comme les collines Abijévis, Kékéko et le mont Chaudron. La géomorphologie actuelle est en réalité issue des vestiges d’un passé glaciaire. Le dernier glacier ayant recouvert la région il y a 20 000 ans, l’Inlandsis laurentidien, a laissé des dépôts, à l’origine des moraines et des eskers ainsi que du réseau hydrographique unique à la région.

De l’algonquin « Abitibi », qui signifie « là où les eaux se séparent », la région se situe sur une ligne de partage des eaux, à la tête de deux importants bassins versants du Québec dont les eaux s’écoulent en direction opposée. En effet, l’eau au sud de cette ligne de partage s’écoule vers le fleuve Saint-Laurent alors qu’au nord de cette ligne, les eaux se jettent ultimement dans la Baie James. La région compte plus de 20 000 lacs, généralement peu profonds, vu la relative planéité du relief. Le réseau hydrographique, avec ses innombrables rivières, est une richesse incontestable, dont la rivière Harricana, véritable fleuve s’écoulant sur plus de 550 km. De plus, on retrouve dans les eskers une eau parmi les plus pures au monde, dont celle de l’esker Saint-Mathieu-Lac Berry (Amos) que l’on exploite pour l’embouteillage (Eska).

Afin de connaître les plus récentes publications concernant la région, veuillez consulter le site Web de l'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue. 

Les données sur les ressources naturelles de l'Abitibi-Témiscamingue sont également accessibles sous forme de carte


Carte de l'Abitibi-Témiscamingue (source: l'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue)

Carte de l'Abitibi-Témiscamingue (source: l'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue)