Les prochaines étapes de la lutte aux espèces exotiques envahissantes floristiques en région 

Rouyn-Noranda, 9 juin 2026 – Cet été, le Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue (CREAT), en collaboration avec la Direction de la santé publique du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Abitibi-Témiscamingue, mènera une campagne de détection et de sensibilisation ciblant des espèces floristiques présentant un risque pour la santé publique. Les travaux porteront notamment sur le panais sauvage, une espèce exotique envahissante, ainsi que sur l'herbe à poux. Cette initiative vise à obtenir un portrait à jour de la présence de ces plantes sur le territoire régional et à outiller les acteurs locaux afin que la population soit en mesure de les identifier et de prévenir les impacts sur sa santé. 

Cette action découle des travaux menant à l’élaboration d’une stratégie régionale de lutte contre les espèces exotiques envahissantes (EEE) floristiques. Les membres de la table de concertation sur les EEE floristiques, composée de parties prenantes locales engagées et pilotée par le CREAT, ont récemment adopté une vision stratégique commune : 

« Faire de l’Abitibi-Témiscamingue une région proactive où la population et les institutions sont mobilisées pour se doter d’un réseau de vigilance robuste permettant de confiner les foyers existants, de neutraliser rapidement les nouvelles incursions et de stabiliser durablement la progression des EEE floristiques sur notre territoire afin de préserver l’intégrité écologique des milieux naturels et les usages du territoire. » 

Ces travaux de concertation ont aussi mené à l’identification des EEE floristiques prioritaires pour la région nécessitant des actions de détection, de prévention ou de contrôle.

Les espèces exotiques envahissantes floristiques dans la mire de l’Abitibi-Témiscamingue 

Bien que moins affectée que les régions du Sud du Québec, l’Abitibi-Témiscamingue est néanmoins envahie par plus d’une trentaine d’EEE floristiques, dont certaines très invasives, comme le roseau commun, le myriophylle à épis et le panais sauvage, trois espèces établies depuis longtemps en région. Dû à une présence importante en bordure de nos routes et une facilité à coloniser les habitats à proximité, le roseau commun, ainsi que le panais sauvage figurent parmi les espèces prioritaires à contrôler en milieu terrestre.  

Ajoutons que le panais sauvage est particulièrement préoccupant dans notre région en raison des réactions cutanées sévères qu’il peut provoquer au contact de la peau exposée au soleil. Quant à l’herbe à poux, elle n’est pas considérée comme une EEE, mais cette espèce provoque des réactions allergiques chez les personnes qui y sont sensibles et nuit au bien-être de la population. L’implication de la Direction de la santé publique du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue revêt donc toute son importance pour mener la future campagne de détection. Les efforts de sensibilisation et de prévention continueront en parallèle pour freiner la propagation du myriophylle à épis dans nos lacs, notamment par l’entremise des stations de nettoyage. Finalement, la renouée du Japon, espèce introduite dans nos parterres et à fort potentiel nuisible a été ciblée pour des interventions en milieu urbain et périurbain.

La population est invitée à contribuer à cet effort collectif en signalant toute observation d’espèces exotiques envahissantes sur le territoire via l’outil Sentinelle. Pour en savoir plus sur la campagne de détection, communiquez avec le CREAT.

Ce projet est financé par le gouvernement du Québec dans le cadre du Plan nature 2030. Le projet « Soutien aux régions dans la lutte contre les espèces exotiques envahissantes floristiques 2025-2028 » s’inscrit dans le cadre de la mesure « soutenir les partenaires locaux et régionaux dans leurs efforts de prévention et de détection des espèces exotiques envahissantes » 

En savoir plus 

À propos du Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue 

Le CREAT est un organisme à but non lucratif fondé en 1995, qui rassemble les acteurs de l’Abitibi-Témiscamingue autour des enjeux environnementaux régionaux dont la mission est de promouvoir la conservation et l’amélioration de la qualité de l’environnement dans une optique de développement durable. Il fait partie des 17 conseils régionaux de l’environnement du Québec et agit en concertation, en veille et en sensibilisation sur divers enjeux comme les changements climatiques, la biodiversité, l’eau ou les impacts industriels. 

À propos du RNCREQ 

Le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) est un réseau d’organisations engagées dans la protection de l’environnement et dans la promotion du développement durable. Les dix-sept conseils régionaux de l’environnement (CRE) interviennent à l’échelle de chacune des régions administratives et favorisent l’intégration des préoccupations environnementales dans les processus de développement régional. Depuis plusieurs années, les CRE mobilisent les parties prenantes pour faire avancer la réflexion, développer les connaissances, favoriser le maillage et la concertation, dans le but d’encourager et faciliter le passage à l’action. 

Renseignements 

Bianca Bédard, directrice générale 

Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue  

(819) 762-5770 

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