Contexte

À la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques de 2015 (COP21), le Québec entendait y faire bonne figure en annonçant une cible minimale de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 37,5 % sous les seuils de 1990 d'ici 2030. 

En 2009, le transport était le principal responsable des GES émis, avec 43,5 % et le quart de l'énergie totale consommée au Québec. Nul doute que l'atteinte de la cible de réduction de 37,5 % passe impérativement par une modification majeure du secteur du transport. Le Québec mise notamment sur une réduction de 150 000 tonnes de GES émis annuellement grâce à l'ajout de 100 000 voitures électriques, vertes ou hybrides, sur les routes d'ici 2020. Ce virage devrait permettre la création de 5000 emplois et une économie de 66 millions de litres de carburant consommé annuellement. 

Sur le plan régional

Comme ailleurs au Québec, le transport routier en Abitibi-Témiscamingue est énergivore et il constitue le principal émetteur de GES. Sur quelles forces la région peut-elle compter afin de réduire sa consommation de pétrole? 

 

À ce sujet, la première action qui s'impose est la réduction à la source de la consommation d'énergies fossiles. Mais comment y arriver? À l'échelle individuelle, l'écoconduite peut réduire jusqu'à 20 % le carburant consommé. Le covoiturage, le transport en commun, voire le télétravail, sont des options possibles en région. De plus, l'optimisation des déplacements en favorisant le transport actif, c'est-à-dire, la marche, le vélo, est une solution de rechange intéressante sur le plan environnemental et social et contribue à une bonne santé physique. À plus grande échelle, il pourrait être pertinent de repenser l'aménagement du territoire régional afin de limiter l'étalement urbain, d'encourager les services de proximité, de favoriser le réseau cyclable et l'implantation d'écoquartiers, de privilégier la mixité et d'éviter le développement commercial loin des centres-villes. 

Enfin, l'optimisation du transport ferroviaire, l'utilisation de biogaz, l'implantation d'un service d'autos libre-service sont des choix envisageables. Quant à l'objectif gouvernemental d'électrification des transports, saviez-vous que la région compte déjà une dizaine de bornes de recharge pour les voitures électriques? Consultez la carte pour connaître leur emplacement. 

De plus, l'Abitibi-Témiscamingue est une région ressource qui regorge d'énergies de substitution au pétrole, telles que la biomasse forestière résiduelle et la biomasse agricole. De plus, les bonnes pratiques du chauffage au bois, le type de poêle et une bonne installation peuvent réduire les émissions de contaminants, améliorant du même coup la qualité de l’air, la santé et la sécurité des utilisateurs.  Le défi est grand, mais réaliste. Certes, des efforts de concertation et des investissements dans les secteurs primaires seront nécessaires, car la diversification des transferts n'est pas une panacée si les habitudes individuelles ne changent pas. Cette transition énergétique pourrait donc être très profitable sur le plan environnemental, économique et social pour la région. 

 

projets et Actions du CREAT

+Par notre propre énergie

Depuis 2009, le CREAT travaille à la démarche Par notre propre énergie, en mobilisant des acteurs régionaux sous la forme d’un vaste chantier de prise en charge régionale de la réduction de la dépendance au pétrole. Elle vise le passage de la conscientisation à l’action en matière de lutte et d'adaptation aux changements climatiques. En 2017, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a octroyé une somme de 3 M$ en appui à son projet de mobilisation dans la lutte contre les changements climatiques dans toutes les régions du Québec, dont 168 000 $ pour la région de l'Abitibi-Témiscamingue. Pour en savoir plus>>

+Forum Planèt'ERE, volet régional

En juin 2017, l'Abitibi-Témiscamingue a été l'hôte d'un volet régional du Forum Planèt'ERE. Né au Québec à la suite du Sommet de Rio en 1992, le mouvement Planèt'ERE s’est donné comme objectif de réunir les acteurs oeuvrant à la promotion de l’éducation relative à l’environnement (ERE) dans l’espace francophone. Le thème de l'événement régional était : Adaptation aux changements climatiques : comment intégrer les savoirs ancestraux, locaux et scientifiques pour aider à la gouvernance de proximité? Pour en savoir plus>>

+Mi$ez sur l'éconoconduite

Unique à la région, « Mi$ez sur l’écono-conduite » est un projet de sensibilisation et d’éducation sur les techniques d’écoconduite. En partenariat avec le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles et grâce au soutien financier d’Environnement Canada, le CREAT souhaite développer une prise de conscience et une mobilisation citoyenne et corporative dans le but de réduire la consommation de pétrole et des émissions de gaz à effet de serre (GES) associées. Pour en savoir plus >>

+Les bonnes pratiques du chauffage au bois

En février 2007, cinq rencontres d’information publique ont eu lieu dans les bibliothèques de la région. Quelque 287 personnes ont pris part à ces rencontres pour améliorer leur connaissance sur le chauffage au bois et discuter des bonnes et mauvaises pratiques du chauffage au combustible solide. Il ressort de cette campagne que les bonnes pratiques du chauffage au bois, le type de poêle et une bonne installation peuvent réduire les émissions de contaminants, améliorant du même coup la qualité de l’air, la santé et la sécurité des utilisateurs. Pour en savoir plus>>

+Conférence sur les changements climatiques

En 2005, le Québec fut l'hôte de la 11e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP11). Profitant de la tenue de cet événement, le Conseil régional de l'environnement de l'Abitibi-Témiscamingue, avec le soutien du Réseau Action Climat (RAC), a organisé à Rouyn-Noranda, un souper-conférence sur le thème des changements climatiques pour les élus de la région. Pour en savoir plus>>

+Colloque sur les changements climatiques : Enjeu global, solution locale… de Kyoto à Mégiscane.

En 1998, le CREAT a tenu son premier colloque portant sur l’enjeu énergétique et de ses conséquences sur l'effet de serre comme illustration de l’interrelation entre un enjeu global et une solution locale. Pour en savoir plus>>