contexte 

La protection de milieux naturels est essentielle pour conserver la biodiversité et l’équilibre des écosystèmes. En effet, le maintien de l’intégrité des écosystèmes assure de nombreux services écosystémiques à l’humanité tels que la purification de l’air et de l’eau, le maintien de la stabilité du sol, la stabilisation du climat et l’utilisation récréative.

Les aires protégées représentent un outil efficace pour assurer le maintien de la biodiversité. Il existe plus d'une vingtaine de statuts d'aires protégées au Québec dont les parcs, les réserves de biodiversité, les réserves écologiques, etc. Il 'agit de territoires à l'intérieur desquels l'activité industrielle n'est pas permise (ex. développements miniers, hydroélectriques, forestiers) et où d’autres activités y sont limités (ex. chasse, pêche, etc.) dépendamment de leur catégorie de protection. Une aire protégée vise avant tout l’atteinte d’objectifs de conservation au niveau de la viabilité des populations et de la diversité génétique des espèces.

Le gouvernement du Québec s’est fixé l’objectif de protéger 17 % du territoire avant la fin de 2020. Toutefois des retards importants sont identifiés. Selon la dernière mise à jour du Registre des aires protégées du Québec au 31 mars 2017, le bilan établit à 9,35 % la proportion du territoire de la province sous protection et à 7,27 % celle de la région administrative de l’Abitibi-Témiscamingue. Malheureusement, les contraintes minières, énergétiques et forestières ralentissent le processus de création d’aires protégées.

En comparaison, les tendances mondiales des aires protégées précisent qu’à l'échelle mondiale, ce sont 14,8 % de l'ensemble des terres, incluant l'eau douce, et 5,1 % des aires marines qui sont protégées selon les données de 2016. Au Canada, 10,5 % (1,05 million de km carrés) des terres, incluant l'eau douce, et environ 0,96 % (55 000 km carrés) des aires marines ont été reconnues comme étant protégées en date de fin 2013. La province et la région accusent donc un important retard pour atteindre leur cible.

 

actions du creat 

La concertation est nécessaire à la mise en œuvre du réseau régional d’aires protégées. En septembre 2012, le CREAT participait au Forum régional sur les aires protégées organisé par la Conférence régionale des élus (CRÉ) de l’Abitibi-Témiscamingue. L’organisme a déposé différents mémoires au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), notamment en 2004, un mémoire sur les réserves de biodiversité projetées des lacs Sabourin, Vaudray et Joannès, en 2007, un mémoire sur les projets de réserves de biodiversité projetées du lac Opasatica, du lac des Quinze, de la forêt Piché-Lemoine et du  réservoir Decelles en Abitibi-Témiscamingue.

De plus, le CREAT a soutenu en 2012 le projet de création du parc national  d’Opémican ainsi que le projet d’attribution d’un statut permanent de réserves de biodiversité pour sept territoires et de réserve aquatique pour l'Abitibi-Témiscamingue. Plus récemment, en mars 2016, le CREAT participait à la Consultation publique concernant le développement du réseau d’aires protégées en Abitibi-Témiscamingue.

En 2014, lors des travaux de la table de concertation de l’Organisme de bassin versant du Témiscamingue (OBVT), un comité régional qui facilite la concertation autour des problématiques des espèces exotiques envahissantes a clairement été établi comme prioritaire pour la région. Le CREAT avait alors été identifié comme étant l’organisme le plus pertinent pour en assumer la coordination. 

 

Comité régional de lutte contre les espèces exotiques envahissantes

Depuis 2015, le CREAT coordonne ce comité. 

 

Tables d'harmonisation

Le CREAT siège aux tables d’harmonisation des parcs nationaux d'Aiguebelle et d’Opémican.

 

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