LES PROJETS DU CREAT


  But de la campagne

  Objectifs spécifiques

  Définition des termes

  Biodiversité

  Développement durable

  Utilisation durable

  Espèce indigène

  Espèce exotique

  Espèce envahissante

  Espèce transformatrice



  Introduction à la problématique des plantes exotiques à caractère envahissant

  Importance de la biodiversité

  Ce qu’est le problème des plantes envahissantes

-  Par rapport à la biodiversité

-  Menaces que représentent les espèces animales et végétales exotiques

-  Portes d’entrées générales

-  Prévention versus lutte

-  Limites à la lutte


  Deux grandes tendances : LAISSER FAIRE ou AGIR

  Situation au Canada

  Situation au Québec



  Les différentes plantes exotiques à caractère envahissant

  Inventaire des espèces très envahissantes en milieu humide

  Inventaire des espèces très envahissantes en milieu sec

  Inventaire des espèces modérément envahissantes en milieu sec

  Quelques espèces peu envahissantes en milieu sec

  Espèces encombrantes à potentiel envahissant



  Exemples d’espèces indigènes, considérées à tort, dérangeantes

  Calamagrostide du Canada (Calamagrostis canadensis) Bluejoint

  Quenouille (Typha latifolia) Common cattail



  Conclusion

  Publications

  Présentation (diapositives) des rencontres d'information publique

  Partenaires et liens

  Document d’information complet

  Bibliographie

Dernière mise à jour le 9 mai 2007



But de la campagne

Selon l’Union mondiale pour la nature, « les espèces exotiques envahissantes sont placées au deuxième rang parmi les menaces graves pour la biodiversité, après la disparition des habitats. »
Environnement Canada,
Union mondiale pour la nature

Le CREAT souhaite agir le plus rapidement possible pour prévenir la propagation des plantes exotiques à caractère envahissant en Abitibi-Témiscamingue.

Notre projet s’insère dans une démarche de développement durable, car il vise ultimement à préserver la biodiversité de la région.

On estime que l’Abitibi-Témiscamingue est une région encore peu affectée par cette problématique. Par contre, certaines plantes exotiques sont déjà bien implantées et d’autres menacent de plus en plus nos écosystèmes.

En Abitibi-Témiscamingue, les activités récréotouristiques sont fortement dépendantes de la qualité des milieux naturels. Les chasseurs, les pêcheurs, les amateurs d’activités de plein air et d’observation de la nature bénéficient de la biodiversité régionale et ont tout à gagner des retombées de notre projet. En effet, la préservation du patrimoine écologique permettra de maintenir ces activités qui contribuent grandement à la vitalité socio-économique des communautés de la région.

Les agriculteurs peuvent aussi bénéficier des retombées de notre projet puisque certaines plantes exotiques à caractère envahissant peuvent envahir les champs agricoles et provoquer une perte de productivité.

Enfin, les milieux humides sont particulièrement vulnérables à l’introduction de certaines plantes exotiques. En limitant l’introduction de ces plantes, nous contribuons à la protection des plus importants filtres d’eau douce de la planète. Ils continueront d’être des milieux propices pour l’ensemble des espèces fauniques qui les fréquentent.




Objectifs spécifiques

Augmenter le nombre de personnes en Abitibi-Témiscamingue qui reconnaissent et comprennent l’importance de préserver la biodiversité régionale en limitant l’introduction de plantes exotiques à caractère envahissant;

Augmenter le nombre de personnes en Abitibi-Témiscamingue qui connaissent et reconnaissent les principales plantes à caractère envahissant;

Modifier le comportement des personnes qui contribuent à l’introduction de plantes à caractère envahissant en Abitibi-Témiscamingue.





Définition des termes

Biodiversité : variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entres autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes.


Développement durable : développement qui répond aux besoins des générations actuelles sans compromettre ceux des générations futures. En ce sens, l’environnement est la condition d’un développement durable, la société est la finalité pour laquelle se fait le développement et l’économie est le moyen d’y parvenir.



Utilisation durable : l'utilisation des éléments constitutifs de la diversité biologique d'une manière et à un rythme qui n'entraînent pas leur appauvrissement à long terme, et sauvegardent ainsi leur potentiel pour satisfaire les besoins et les aspirations des générations présentes et futures.



Espèce indigène : qui vit dans les limites de ses zones traditionnelles. S’est adaptée aux contraintes géophysiques de son milieu fournissant abris, nourriture ou autres.

Espèce exotique : qui a été introduite hors de son aire de répartition normale, passée ou présente et qui pourrait y survivre et se reproduire; a franchi une barrière géographique majeure (océan, chaîne de montagne), avec l’aide volontaire ou involontaire de l’homme. Il existe différents modes de transport.



Espèce envahissante : espèce exotique qui parvient à se reproduire, année après année, en dehors de sa zone traditionnelle, et dont la concurrence constitue pour les espèces et les écosystèmes indigènes, une menace de dommages économiques ou écologiques.

Pour être considérée envahissante, les conditions suivantes doivent s’appliquer :

Suite à l’introduction d’une espèce, il doit y avoir implantation et adaptation au nouveau milieu.

Après une période de latence, la plante réussit à se reproduire et à se perpétuer dans le temps et l’espace.

L’espèce s’établit dans les milieux perturbés.

L’espèce s’établit dans les milieux naturels.



Espèce transformatrice : 10 % des espèces envahissantes deviendront transformatrices (désignée aussi par espèce à caractère très envahissant dans ce document), c’est-à-dire qu’elles perturbent l’intégrité des écosystèmes au niveau du biotope (environnement) et de la biocénose (communautés vivantes) en modifiant les cycles biogéochimiques, en accaparant certaines ressources et en modifiant la chaîne alimentaire et les régimes de perturbations naturelles.

À titre d’exemple, le brome inerme, le pâturin des prés, l’agropyre à crête et le chiendent à crête sont des graminées exotiques à caractère modérément ou peu envahissant au Québec, tandis que ces mêmes espèces constituent une menace grave pour les prairies à fétuques (Festuca spp.) indigènes de l’Alberta où elles sont donc des espèces à caractère très envahissant ou transformatrices.





Introduction à la problématique des plantes exotiques à caractère envahissant

Importance de la biodiversité

Le terme biodiversité sert à symboliser la préoccupation suscitée par la diversité des espèces, son déclin et la nécessité de la protéger. Mais il ne faut pas oublier que cela englobe également les interactions au sein d’une espèce, entre espèces et avec les écosystèmes.
La conservation de la biodiversité est la conservation des espèces vivantes, de leurs habitats et l’utilisation durable de toutes les ressources vivantes.
En protégeant l’habitat d’une espèce, on finit par protéger l’habitat de nombreuses espèces différentes.
L’autre façon de conserver la biodiversité consiste à protéger différents types d’écosystèmes et d’habitats. Ces derniers sont classés en tenant compte, par exemple, de la grande diversité ou rareté animale et végétale ou de la splendeur du paysage.
Comme l’introduction d’espèces exotiques envahissantes altère l’environnement, la lutte contre cette dernière permet donc de protéger la biodiversité.

    

La biodiversité est une richesse qu’il faut chercher à sauvegarder et à transmettre aux générations futures. Toute diminution de biodiversité est un risque susceptible de réduire notre qualité de vie.



Ce qu’est le problème des plantes envahissantes

Depuis environ la fin du XVIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe siècle, des sociétés scientifiques, des institutions et des organismes gouvernementaux, ont consenti beaucoup d’énergie et d’argent pour introduire autant d’espèces exotiques qu’ils le jugeaient souhaitable, dans autant de nouveaux milieux que possible. Avec le temps, il est devenu évident que cette pratique posait des problèmes. Au début du XXe siècle, le nombre d’introductions délibérées a commencé à diminuer, mais les introductions accidentelles se sont maintenues, dans de nombreux cas, sous l’effet de l’augmentation du commerce mondial.



Par rapport à la biodiversité

Si on importe une plante exotique en laissant derrière ses ennemis, elle devient plus compétitive que les espèces indigènes qui, elles, ont leur cortège d’ennemis naturels. Les plantes exotiques envahissantes possèdent des caractéristiques qui facilitent leur propagation rapide, comme une abondante production de graines ou une croissance rapide.

Il est important de bien faire la distinction entre les niveaux d’envahissement des plantes exotiques. Les plantes traitées ici ont le potentiel d’exercer un impact sur la diversité des communautés végétales lorsqu’elles occupent plus de 60 à 80 % du couvert végétal. Pour les autres plantes citées, le niveau du caractère envahissant est toujours spécifié.

L’envahissement par les plantes exotiques à caractère envahissant a un impact planétaire connu. L’augmentation de ce problème sur les habitats naturels oblige une plus grande participation à des activités de surveillance de leur prolifération.

La perte d’une espèce peut être tout à fait naturelle, mais le taux actuel d’extinction des espèces est de plusieurs centaines de fois supérieur au taux naturel.

Parmi les menaces graves pour la biodiversité, l’impact croissant des activités humaines sur l’environnement (perte et destruction d’habitats) est le problème le plus fréquent à la menace des espèces (pour 85 % des espèces en péril), par exemple, la conversion des forêts en terres agricoles destinées aux cultures et au pacage. L’impact des espèces exotiques envahissantes est au deuxième rang (menace 49 % des espèces en péril), suivi de la pollution (24 %), de la surexploitation (17 %) et des maladies (3 %). L’impact des espèces exotiques provient souvent d’une série d’interactions avec d’autres facteurs, et ces interactions peuvent être complexes.

Étant donné les nombreux plans possibles de menace à la biodiversité, on conclut que les espèces exotiques sont, après la destruction des habitats, la plus grave cause de la perte de diversité biologique, dont l’extinction locale d’espèces.


Les espèces exotiques envahissantes menacent l'environnement, l'économie et la société du Canada, notamment la santé humaine. Elles constituent, après la perte de l'habitat, la plus grande menace à la biodiversité du Canada, menaçant même la durabilité de ses ressources naturelles et la qualité de vie de sa population.
Environnement Canada,
Stratégie québécoise sur la biodiversité



Source : Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC)



Menaces que représentent les espèces animales et végétales exotiques

Pour nombre d’espèces en danger ou en voie de disparition, les espèces exotiques envahissantes représentent une grave menace. On estime que la compétition, entre des plantes exotiques envahissantes et des plantes en péril au Canada, a un effet néfaste sur 16 % de ces dernières. Par exemple, des espèces indigènes, telles que l’aster divariqué, le ginseng à cinq folioles et le stylophore à deux feuilles sont toutes menacées par l’invasion de l’alliaire officinale, une espèce introduite. Bien que les insectes et les agents pathogènes exotiques aient des effets plus prononcés sur les habitats naturels, cette plante vasculaire devient de plus en plus évidente à mesure que la fragmentation des habitats s’accentue. Les routes et les déplacements humains favorisent la propagation des espèces de plantes nuisibles.

Les répercussions sur la flore indigène sont de trois types :

Effets écologiques

Altération des habitats
Lorsqu’elles changent la structure ou la composition d’un habitat, les espèces exotiques envahissantes le rendent inadéquat pour d’autres espèces. Cela affecte l’agriculture et les écosystèmes naturels. On nomme ce processus la perturbation de l’habitat.
Comme tellement d’espèces sont si étroitement associées à des habitats bien particuliers, l’impact d’une espèce introduite provoquant une altération prononcée de l’habitat peut se répercuter sur l’ensemble de la communauté vivant dans cet habitat. Le bigorneau en est un exemple. Ce gastéropode (escargot) dévore les algues croissant sur les rochers et les rhizomes des graminées des marais. Il transforme donc les milieux habités en zone dégagée, plus pauvre en termes de valeurs écologiques.
La prolifération des espèces envahissantes peut donc modifier certaines caractéristiques du milieu, comme l’inflammabilité, le taux d’assimilation du carbone, la teneur du sol en éléments nutritifs ainsi que l’aptitude à servir d’habitat pour les espèces animales indigènes.

Source : Carte préparée par la Direction générale de l'État de l'environnement, Environnement Canada



Prédation
Certaines espèces exotiques envahissantes peuvent entraîner le déclin de populations indigènes en étant des prédateurs et des herbivores agressifs – défoliant et surbroutant les pâturages de plantes indigènes ou s’attaquant aux animaux indigènes.
De nombreuses espèces exotiques se nourrissent d’espèces indigènes, causant parfois leur extinction à l’échelle locale ou même planétaire. Bien que les répercussions écologiques causées par certaines espèces introduites comme le bigorneau soient énormes en ce qui a trait à l’altération des habitats, ce sont les pertes économiques infligées par les herbivores, en particulier divers insectes ravageurs des cultures et des forêts, qui retiennent le plus l’attention. La présence de la spongieuse européenne depuis 1869 est un exemple de prédation par herbivorie. Cet insecte ravageur (chenille) a plus de 500 hôtes dont le chêne, le bouleau à papier, le mélèze, le tilleul, le saule, l'érable à feuilles composées, le peuplier, le pommier et l'aulne rugueux sont ses essences de prédilection. Parmi celles-ci, les défoliations de l’insecte ont causé un taux de mortalité pouvant atteindre 90 %.

Concurrence ou compétition
Dans de nombreux cas, des espèces exotiques envahissantes surpassent les espèces indigènes dans la compétition pour l’espace, l’eau, la nourriture et d’autres ressources essentielles telle la lumière. De plus, les espèces exotiques se reproduisent souvent de façon plus prolifique que les espèces indigènes, les dépassant ainsi rapidement en nombre.
Cela s’explique par le fait qu’une espèce exotique est généralement introduite dans un milieu sans son cortège d’ennemis naturels.
La compétition peut être une source d’interférence. C’est le cas quand les individus d’une espèce empêchent ceux d’une deuxième espèce d’amasser des ressources, en se battant, par exemple, ou en ayant recours à l’intimidation, ou encore lorsque deux espèces se font concurrence pour une ressource peu disponible. Dans ce dernier cas, la concurrence peut s’exercer entre deux espèces même si ces dernières n’entrent jamais en contact l’une avec l’autre (par exemple, espèce diurne et espèce nocturne consommant la même nourriture).
Par exemple, notons que l’écureuil roux, indigène, a grandement souffert de l’arrivée de l’écureuil gris, plus efficace dans sa recherche de nourriture.


Effets génétiques

Hybridation
Dans certains cas, des espèces exotiques envahissantes affaiblissent la base génétique d’espèces indigènes en se croisant avec elles, un phénomène que l’on nomme hybridation. Les espèces exotiques peuvent graduellement modifier une espèce indigène, parfois même au point d’entraîner la disparition de ses caractéristiques distinctives en s’hybridant avec elle. C’est le cas des cinq espèces de truites indigènes qui sont hybridées par l’arrivée de la truite arc-en-ciel. Leur bagage génétique ressemble de plus en plus à celui de l’espèce exotique.

Homogénéisation des écosystèmes
Les espèces exotiques envahissantes peuvent causer une baisse du nombre d’espèces indigènes au point d’envahir complètement un milieu.
La salicaire pourpre est une plante qui démontre bien cette homogénéisation. D’abord parce qu’elle remplace les plantes indigènes pour s’établir en monoculture et ensuite parce qu’elle est très voyante.

Source : Centre Saint-Laurent, Environnement Canada




Effets pathologiques

Maladies
Certaines espèces exotiques envahissantes ont des maladies alors que d’autres en sont les vecteurs (transporteurs). Ces maladies peuvent avoir des effets toxiques, directs ou indirects, sur les humains et le bétail.

Parasites
Parfois, des espèces exotiques envahissantes vivent aux dépens, ou parasitent, des espèces indigènes, les affaiblissant ainsi considérablement sans nécessairement les tuer. C’est le cas de la lamproie marine introduite dans les Grands Lacs suite à la construction du canal Welland qui permet aux bateaux de contourner les chutes Niagara.
En plus de l’impact considérable qu’ils peuvent avoir à l’échelle des écosystèmes, les agents pathogènes introduits peuvent avoir des effets plus pointus pour quelques espèces.


Portes d’entrées générales

«Aujourd'hui, en Amérique, l'importation et le commerce de plantes pour des fins horticoles et esthétiques sont la principale source de plantes exotiques : on estime à 59 000 le nombre d'espèces et de cultivars offerts chez les pépiniéristes ou par catalogues de semences. Fait plutôt embarrassant, plusieurs plantes exotiques qui sont devenues de véritables pestes ont d'abord été introduites par… des jardins botaniques.»
Jacques Bisson,
Revue Quatre-Temps Dossier : Faut-il avoir peur des espèces envahissantes?


L’incidence la plus grave de la mondialisation a été l’introduction d’espèces exotiques dans les habitats indigènes.

La mondialisation du commerce, des voyages et du tourisme a entraîné des introductions intentionnelles (délibérées) et involontaires (accidentelles) d'espèces exotiques envahissantes, à la fois importantes et irréversibles. Certaines de ces introductions ont permis de tirer des avantages économiques substantiels, comme l’utilisation de graminées exotiques pour la culture fourragère, alors que d’autres continuent de poser de sérieux problèmes, comme la salicaire qui envahit et détruit les marais. Les méthodes d'introduction sont appelées « voies d'entrée » et peuvent inclure les marchandises elles-mêmes (commerce direct d'espèces exotiques), « l'entrée clandestine », (espèces exotiques dans les marchandises et les matériaux d'emballage) et les divers moyens de transport des marchandises (bateaux, avions, trains et autres).

Eau de ballast des navires
Les eaux de ballast servent à stabiliser les navires pendant leur traversée en mer. Le transport d’organismes exotiques par cette eau de lest est un problème écologique d’ampleur mondiale.
Au point de départ, on emplit le ballast d’une eau qui peut contenir des micro-organismes, des algues, des petits poissons, des invertébrés, des graines et des débris végétaux. Une couche de sédiments peut s’accumuler dans les ballasts et peut également contenir des espèces exotiques. À l’arrivée, on évacue cette eau en libérant du même coup les agents de propagation. Le gouvernement fédéral a la capacité de réglementer l’eau de lest pour prévenir les introductions d’espèces aquatiques envahissantes, mais presque rien n’a été fait avant 2002. Peu d’information est disponible après cette date.
Cependant, le 28 juin 2006, le gouvernement du Canada a annoncé une réglementation sur les eaux de ballast. Des mesures d’application volontaire que Transports Canada avait déjà mises en place sont devenues obligatoires. Par exemple, les navires qui n’ont pas changé leurs eaux de ballast en pleine mer et qui naviguent à une distance inférieure à 200 milles de la côte devront, soit traiter les eaux ou les conserver à bord. Ces nouvelles règles sont destinées à protéger notre environnement tout en assurant la sécurité de l’industrie maritime.

La navigation de plaisance
Les bateaux de plaisance sont une importante voie secondaire d’invasion pour les espèces exotiques qui ont déjà été introduites dans la région par une autre voie. Dans certains cas, les espèces peuvent se fixer à la coque des bateaux (la moule zébrée), alors que dans d’autres, elles peuvent rester accrochées aux hélices ou aux remorques (plantes comme le myriophylle). Certaines espèces peuvent survivre à ce transport hors de l’eau pendant des jours voire même des semaines.

Les canaux de navigation
Le trafic maritime nécessite des ports dont la construction de même que le creusement et le dragage de chenaux entraînent des modifications et parfois la destruction des habitats côtiers. Les réseaux de canaux, d’écluses et de barrages constituent des voix d’invasion constamment ouvertes et à double sens.

Transport routier
Les routes et la fragmentation de l’habitat sont souvent mentionnées comme des facteurs favorisant l’invasion de zones naturelles par des espèces exotiques. Bien que peu de données permettent d’étayer cette hypothèse, certains cas bien documentés laissent croire que le phénomène pourrait être généralisé. Par exemple, certaines plantes peuvent être dispersées par les véhicules et les eaux de drainage le long des chemins d’exploitation forestière et minière. L’exploitation forestière, l’expansion agricole, l’étalement urbain, et parallèlement, le développement du réseau routier, des chemins de fer puis des canaux ont favorisé la dispersion des plantes exotiques établies dans quelques localités vers des régions situées plus loin à l’intérieur du continent.

Semence contaminée
Les sacs de semences de céréales, que transportaient les Européens venus s’établir en Amérique, pouvaient contenir des « impuretés », des graines d’autres plantes qui, une fois libérées dans le nouveau milieu, ont pu s’établir et proliférer.

Aquariophilie
Certains propriétaires de poissons, d’invertébrés, d’amphibiens, de reptiles ou de plantes d’aquarium, qui veulent se débarrasser de ces organismes, les libèrent dans le milieu naturel en pensant agir avec humanité. Certaines de ces espèces peuvent constituer des populations viables et envahissantes. Le problème s’accentue avec la mode des bassins ornementaux de jardin, qui s’accompagne de la vente de nouvelles espèces de plantes aquatiques, de poissons et d’amphibiens.

L’horticulture
Des plantes sont importées d’outre-mer pour satisfaire nos besoins alimentaires, médicinaux ou ornementaux. Bien que la majorité demeure confinée au jardin, certaines « s’échappent » dans le milieu environnant et leur prolifération devient incontrôlable.
Certaines administrations interdisent la possession et la vente de végétaux présumés nuisibles, mais la plupart des plantes de jardin échappent à toute réglementation. Il en résulte que des espèces dont la nuisibilité est pourtant reconnue depuis longtemps, comme la salicaire, continuent d’être vendues par de nouveaux fournisseurs des centres jardin.

Les appâts vivants et l’aquaculture
L’utilisation d’appâts vivants est depuis longtemps une voie d’introduction d’espèces exotiques. En plus d’être elles-mêmes des espèces exotiques, les appâts peuvent être porteurs de maladies ou de parasites. Ils peuvent également être transportés dans de l’eau, contaminée par des stades larvaires d’autres espèces envahissantes. Même si la plupart des administrations interdisent l’importation et l’utilisation des appâts vivants, des études ont révélé que plusieurs pêcheurs contribuent toujours à l’introduction de certaines espèces exotiques envahissantes.
Les appâts vivants relâchés constituent une source de maladies. Si les individus survivent (implantation de l’espèce exotique envahissante), ils sont alors une source potentielle de pollution génique.


Prévention versus lutte

«Évidemment, il vaut mieux prévenir que guérir. Il n'est ni réaliste, ni même souhaitable, d'empêcher toute importation de plantes exotiques. Après tout, le jardinage constitue le hobby de prédilection des Nord-Américains.»
Jacques Bisson,
Revue Quatre-Temps Dossier : Faut-il avoir peur des espèces envahissantes?

Au moment où l’on détecte la présence d’une espèce exotique envahissante, sa population s’est déjà accrue de façon significative, et elle s’est habituellement répandue à une bonne distance de son point d’introduction. À ce stade, il est déjà très difficile, parfois même impossible, de la contrôler. Il est plus efficace d’en prévenir l’introduction au pays. Le fait de garder les écosystèmes du Canada en santé et de les protéger des perturbations extérieures est une autre façon de ralentir la progression des espèces exotiques envahissantes et d’éviter ainsi qu’elles ne deviennent nuisibles.

Les experts et le gouvernement reconnaissent que la prévention est la meilleure façon de contrer les espèces envahissantes. La prévention peut aussi réduire le coût et les incidences écologiques de la lutte chimique et de la perte de biodiversité liées aux espèces envahissantes. Malheureusement, les mesures prises sont parfois insuffisantes pour empêcher les espèces envahissantes de causer des dommages aux écosystèmes, aux habitats et aux espèces indigènes du pays. Si toutes les mesures préventives nécessaires ne sont pas utilisées, les coûts engendrés pour la lutte augmenteront et, comme les espèces envahissantes sont une des principales causes de la perte de biodiversité, la réserve de ressources biologiques du Canada continuera à s’appauvrir.

Les mesures qui pourraient réduire les risques de libérer dans l’environnement des plantes exotiques sont les suivantes :

interdire la vente de plantes déjà connues comme envahissantes;

éviter d’importer les plantes dont les caractéristiques les prédisposent à l’envahissement;

se débarrasser avec prudence des plantes reconnues comme espèces envahissantes et de leurs débris de végétaux : ne pas les jeter dans le fossé à côté de la maison;

informer la population de cette problématique, la renseigner sur les façons d’identifier positivement ces espèces envahissantes et d’éviter qu’elles ne se propagent davantage;

faire en sorte que la population protège plutôt qu’être un vecteur de propagation par manque d’information.


Une autre mesure consiste en la prévention par la conservation des habitats naturels :

Parmi les plantes indigènes, une des seules espèces à pouvoir partiellement concurrencer avec le roseau commun, est la quenouille (Typha latifolia). Cette dernière possède des qualités qui la rendent hautement compétitive. Elle forme souvent des populations monospécifiques denses, mais elle a une grande valeur écologique malgré cette particularité car elle procure habitat et nourriture à de nombreuses espèces animales. Elle joue également un rôle important dans la stabilisation des rives et peut servir de bassins de filtration naturels. De plus, contrairement au roseau commun, la quenouille n’envahit pas les terres agricoles adjacentes. Elle est parfois considérée nuisible, à tort, car elle prend beaucoup de place dans les fossés de drainage le long des routes.

Si on protège des espèces comme la quenouille en conservant ses habitats, on ralentit l’envahissement par d’autres espèces telles les plantes exotiques à caractère envahissant. Il ne s’agit toutefois pas d’une mesure efficace seule, car si une espèce telle le roseau commun s’installe près d’un peuplement de quenouilles, ces dernières finiront, à moyen terme par être tassée.


Limites à la lutte

De façon générale, lorsqu’on reconnaît la présence et le caractère envahissant d’une plante exotique, il est déjà trop tard pour tenter de l’éradiquer complètement. De plus, il n’y a pas de restriction à l’importation et à la distribution de plantes exotiques en Amérique, hormis les permis phytosanitaires qui valident l’absence de certains parasites. Par conséquent, pour que des mesures de prévention soient mises en œuvre, il importe de parler et d’entendre parler des plantes envahissantes.

La répression ou éradication des espèces exotiques établies peut s’avérer extrêmement coûteuse et difficile. Il est d’autant plus complexe de se débarrasser des plantes qui produisent un grand nombre de graines, comme la salicaire.

Il existe néanmoins des programmes de lutte et de la recherche sur la gestion des espèces exotiques, qui visent à gérer les populations établies de manière à ralentir leur expansion ou à atténuer leurs effets.

Les différents moyens de lutte sont les suivants :

Lutte physique
Les mesures physiques de lutte contre les espèces envahissantes comprennent l’extraction de végétaux de façon manuelle ou mécanique; le labourage des sols; les brûlis contrôlés; le piégeage et le trappage des animaux indésirables ou la chasse de ceux-ci. On brûle par exemple des plantes envahissantes afin de permettre le rétablissement d’une prairie indigène.

Lutte chimique
On utilise des pesticides, des herbicides, des fongicides ou d’autres produits chimiques pour éliminer de façon directe des espèces exotiques ciblées et leur progéniture, ou pour les éliminer, indirectement, en s’attaquant à leurs processus vitaux ou à leur capacité de reproduction. Par exemple, on utilise du poison pour éliminer les rats de l’île Langara, une des îles de la Reine Charlotte. Des mesures de lutte chimique ont été largement utilisées par le passé, mais on les utilise moins de nos jours en raison des effets toxiques éventuels sur les espèces sauvages non visées, et sur les humains.

Lutte biologique
Des organismes vivants, plus particulièrement des prédateurs, des parasites et des bactéries (causant des maladies), sont utilisés pour lutter contre la croissance de populations d’espèces exotiques. Beaucoup d’espèces utilisées au Canada pour lutter contre les espèces exotiques sont elles mêmes introduites – des prédateurs ciblés sur des proies particulières qu’on importe des aires de répartition naturelles des espèces contre lesquelles on veut lutter. Par exemple, on a introduit des insectes herbivores ou des parasites spécifiques à un hôte afin de contrôler l’euphorbe ésule, la salicaire pourpre et la spongieuse.

L’introduction de ces organismes vivants exotiques, pour contrôler d’autres espèces exotiques déjà introduites soulève des réticences. Il faut absolument avoir suffisamment d’études et de preuves démontrant la spécificité de l’agent de lutte pour l’envahisseur à déloger avant de débuter un programme de cette envergure. Certains programmes d’introduction de prédateurs ont eu des incidences encore plus graves que l’espèce cible qui devait être contrôlée. L’escargot prédateur Euglandina rosea a, par exemple, été introduit dans différentes îles du Pacifique pour lutter contre un autre escargot introduit (Achatina fulica). Malheureusement, il s’est attaqué à de nombreuses espèces indigènes d’escargots, provoquant l’extinction d’au moins 30 espèces.

Lutte intégrée
La lutte intégrée consiste à utiliser un ensemble de méthodes de lutte, des changements dans les habitudes d’utilisation des terres et des mesures de prévention, telles que la remise en valeur des habitats, afin de lutter contre les espèces exotiques et d’empêcher qu’elles ne s’établissent de façon durable. Par exemple, Parcs Canada utilise toute une gamme de méthodes de lutte afin de remplir son rôle de protecteur de la santé écologique du réseau de parcs nationaux du Canada.


Le problème d’introduction des espèces exotiques perdure, car :

Dans leur état actuel, les politiques, la législation, le personnel et les budgets gouvernementaux ne permettent pas de contrôler le transport de ces espèces.

Le grand public et une partie des organismes d’aménagement gouvernementaux sont ignorants des graves conséquences écologiques et économiques des espèces exotiques et de leurs voies d’entrée.

Il y a un manque de connaissances des interactions biologiques donc pas d’analyses d’impacts fiables.




Deux grandes tendances : LAISSER FAIRE ou AGIR

Voici les arguments qui valent pour les deux grands points de vue face aux plantes exotiques envahissantes.

LAISSER FAIRE

AGIR

Concept d'équilibre de la nature.

L'impact à court terme des espèces exotiques peut être plus imprévisible, fulgurant et dévastateur que les forces évolutives naturelles.

Les forces évolutives agissent indépendamment des activités humaines et atténueront les perturbations engendrées par les espèces exotiques envahissantes sur les communautés naturelles.

L'objectif est de préserver ou rétablir les communautés végétales naturelles qui existaient avant les grandes perturbations engendrées par les influences humaines.

Le concept de l'existence d'écosystèmes climaciques (un stade ultime d'équilibre) ne rend pas compte de l'évolution à long terme.

Sentiment qu'il faut préserver l'intégrité des régions naturelles même s'il est impossible de garder ces régions inchangées sur une longue période évolutive ou totalement à l'abri des influences humaines.

Il n'est pas réaliste de penser qu'il existe une région naturelle non perturbée sur la terre et de la préserver sous cette forme.

L'humain a déjà modifié, à des degrés divers, tous les écosystèmes de la planète. La gestion de la composition des communautés des régions naturelles s'inscrit dans la séquence des influences humaines qui ont modifié ces écosystèmes et ne constitue pas une nouveauté.

Les termes "espèces nuisibles" et "lutte" expriment un jugement de valeur humaine.

Les espèces et les écosystèmes ont un intérêt moral à survivre et à se maintenir comme des entités intégrées possédant une identité propre.

L'évaluation des qualités esthétiques d'un paysage est obligatoirement subjective.

Les peuplements monospécifiques de plantes envahissantes ne présentent pas le même degré de diversité d'espèces ou de richesse écologique que les communautés plus naturelles.

Notre connaissance de l'écologie des communautés complexes est trop fragmentaire pour manipuler les écosystèmes d'une manière bénéfique.

L'humain peut prétendre essayer de manipuler, pour restaurer, les écosystèmes naturels. Il le fait bien dans d'autres formes d'écosystèmes (agriculture, foresterie, pêche, exploitation minière, aménagement urbain).

Toutes les activités de conservation ne constituent qu'une goutte d'eau dans la mer en considération de l'écosystème pris dans son ensemble.

Les politiques de gestion de la végétation prévoient l'élimination des espèces exotiques dans la mesure du possible.

Ces arguments ont mené à la décision d'établir une démarche de lutte. Cette démarche possède trois options possibles : empêcher l'invasion, éradiquer l'envahisseur et gérer les populations établies de manière à ralentir leur expansion ou atténuer leurs effets. À ce jour, en Abitibi-Témiscamingue, l'invasion n'est pas considérée importante, alors nous concentrons nos efforts sur la première option, c'est-à-dire, empêcher l'invasion, et ce, en sensibilisant le public.




Situation au Canada

Au Canada, sur 16 espèces exotiques envahissantes, on peut de façon prudente situer les coûts annuels cumulatifs de ce problème entre 13,3 et 34,5 milliards de dollars.
Environnement Canada,
Stratégie québécoise sur la biodiversité

Les espèces exotiques qui prolifèrent au pays proviennent généralement de régions au climat comparable à d'autres régions de la planète. Les espèces originaires de régions trop différentes n'arrivent habituellement pas à tolérer les hivers canadiens. Le nord du Canada est relativement épargné par ces envahisseurs, en raison de ses conditions climatiques mais également parce qu'il y a moins de commerce et de tourisme dans ces régions, qui constituent une porte d'entrée importante dans le sud du pays.

La faune et la flore insulaires sont particulièrement sensibles à l'introduction des envahisseurs exotiques. Les milieux aquatiques sont des milieux plus fragiles que les milieux terrestres et ils ne possèdent pas d'espèces hautement compétitrices.

On estime que 10 % des espèces introduites survivent plus d’un an, que 10 % parmi celles-ci s’étendront sur le territoire (envahissantes) et que 10 % de ces dernières s'établiront et deviendront très envahissantes (transformatrices). Donc 0,1 % des espèces introduites sont problématiques pour le milieu naturel.

L'Agence canadienne d'inspection des aliments n'arrive à inspecter en moyenne qu'un ou deux pour cent des envois qui entrent au pays. En 2000, 1074 interceptions d'organismes exotiques nuisibles ont été signalées par l'Agence.

En ce qui concerne les espèces végétales, mentionnons que 25 % des 5800 espèces canadiennes sont d'origine étrangère.

Il y a 4200 espèces de plantes vasculaires au Canada dont environ 27 % sont des espèces exotiques. Parmi elles, quelques-unes seulement sont considérées à caractère envahissant. Les autres espèces exotiques totalisent 181 insectes qui se nourrissent de plantes ligneuses, 24 oiseaux, 26 mammifères, 2 reptiles, 4 amphibiens et 55 poissons d'eau douce.

Le nombre d'espèces exotiques nuisibles aux cultures agricoles et aux forêts, introduites au Canada en 2000 était de 94. Prises séparément, les forêts du Canada abritent environ 30 espèces de plantes vasculaires exotiques envahissantes. Dans les Grands Lacs, la situation est plus préoccupante avec plus de 160 espèces exotiques aquatiques envahissantes.


Situation au Québec

«Si les milieux humides du sud du Québec sont fréquemment envahis par des végétaux exotiques, il en va autrement des milieux terrestres. Parmi les plantes introduites pour satisfaire notre sens esthétique ou soigner nos maux, rares sont celles qui déséquilibrent les écosystèmes naturels. Dans la plupart des cas, ces belles vagabondes se contentent d'envahir les milieux perturbés par l'activité humaine.»
Suzanne Hardy,
Revue Quatre-Temps Dossier : Faut-il avoir peur des espèces envahissantes?

Le quart des végétaux du Québec sont d'origine exotique, mais le problème des plantes envahissantes en milieu naturel est beaucoup moins grave chez nous que dans d'autres parties du monde. Peu d'espèces se rencontrent en forêt et encore moins en milieu nordique. La grande majorité d'entre elles sont confinées aux champs, bords de routes, sites cultivés, terrains vagues et autres milieux aménagés ou perturbés.

Par contre, les milieux humides du sud de la province ne sont pas épargnés de même que les écosystèmes forestiers urbains et périurbains.

À titre d'exemple, les érables à sucre du mont Royal sont progressivement remplacés par la forte croissance et l'abondante régénération des érables de Norvège (Acer platanoides), espèce d'Europe, utilisée comme arbre décoratif dans les rues de Montréal.

Dans les milieux humides, on retrouve peu d'espèces exotiques. Le long du fleuve Saint-Laurent, ces dernières représentent de 15 à 17 % de la flore des marais et marécages. Par contre, sept de ces végétaux, considérés envahissants, occupent énormément d'espace (de 41 à 66 % du couvert végétal dans certains secteurs).



Les différentes plantes exotiques à caractère envahissant

La situation des espèces exotiques à caractère envahissant prend des formes extrêmement diversifiées selon les espèces retrouvées et les habitats touchés. On trouve au Québec plusieurs dizaines d’espèces exotiques qui présentent un caractère de peu à très envahissant. Les listes qui suivent ne sont pas exhaustives mais démontrent une partie du problème actuel. Certaines de ces plantes sont problématiques ou se retrouvent dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue. D’autre part, parce que certaines plantes indigènes ont tendances à prendre beaucoup de place dans leur environnement, quelques exemples seront traités afin de comprendre la différence entre elles et les espèces vraiment très envahissantes.

La liste des plantes envahissantes est disponible dans la table des matières, au haut de page.



Exemples d’espèces indigènes, considérées à tort, dérangeantes

Certaines plantes, bien qu’indigènes, comme l’épilobe à feuilles étroites, le calamagrostide du Canada et la quenouille, forment des cultures presque monospécifiques, pauvres en espèces dans les habitats naturels. Bien qu’il puisse sembler que ces plantes prennent beaucoup de place dans leur environnement, il ne faut pas oublier que ces plantes s’installent sur une période de temps beaucoup plus longue que les plantes envahissantes. Par conséquent, elles ne brisent pas l’équilibre de l’environnement. De plus, ces espèces peuvent constituer, soit des filtres biologiques de l’environnement, des sources de nourritures ou des habitats propices aux populations animales. Elles ont, par le fait même des ennemis naturels qui stabilisent leur croissance dans un équilibre écologique. Pour mieux expliquer les similitudes et surtout démontrer les différences avec les plantes exotiques, nous verrons ici, deux cas d’espèces indigènes qui prennent beaucoup de place, soit le calamagrostide du Canada et la quenouille.

La liste de ces plantes indigènes est disponible dans la table des matières, au haut de page.



Conclusion

Un problème propre à la gestion des espèces exotiques ressort du fait que la documentation sur les nouvelles introductions et sur les techniques d'intervention est souvent éparse et inaccessible.
La croissance de la population humaine, l'essor du commerce mondial et les graves perturbations causées par les humains dans les écosystèmes aquatiques sont des conditions qui favorisent les invasions d'espèces exotiques. Les mesures visant à maintenir la santé des écosystèmes et à restaurer les systèmes dégradés peuvent réduire le risque d'invasion et l'incidence de nouvelles espèces exotiques. La sensibilisation des citoyens est essentielle si l'on veut empêcher les nouvelles introductions et ralentir la dissémination des espèces exotiques déjà introduites. La prévention de l'introduction est toutefois une tâche difficile. Ces espèces se répandent par un système de voies très diverses.



Publications

 Affiche Gare à l'envahisseur! Plantes exotiques envahissantes présentes en Abitibi-Témiscamingue et au Québec


 Dépliant général Gare à l'envahisseur! Plantes exotiques envahissantes présentes en Abitibi-Témiscamingue


 Dépliant technique Gare à l'envahisseur! Plantes exotiques envahissantes présentes en Abitibi-Témiscamingue


    

 Article Gare à l'envahisseur, des plantes exotiques à caractère envahissant en Abitibi-Témiscamingue


 Cet été surveillez votre jardin


 L'alpiste roseau


 Le butome à ombrelle


 La châtaigne d'eau


 L'hydrocharide grenouillette


 Le myriophylle à épi


 La renouée japonaise


 Le roseau commun


 La salicaire pourpre




Partenaires et liens

 Fonds d'action québécois pour le développement durable et le Gouvernement du Québec


 Ministère des Ressources naturelles et de la Faune


 Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs


 Projet Phragmites


 Environnement Canada


 Union Saint-Laurent Grands Lacs


 Radio Nord Communications


 Le Regroupement des Bibliothèques Publiques de l'Abitibi-Témiscamingue


 Le Réseau biblio de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec


 Bibliothèque La Bouquine de Ville-Marie


 Réseau Villes, Villages, Territoires et Communautés en santé




Bibliographie

Les espèces exotiques envahissantes

 Claude Lavoie et Martin Jean, janvier 2004. Les plantes envahissantes du Saint-Laurent : une analyse spatio-temporelle, Rapport final, Centre de Recherche en Aménagement et Développement Université Laval, Québec, 26 pages.


 Les espèces sauvages 2000 : Situation générale des espèces du Canada, Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril 52 pages.
http://www.especessauvages.ca/wildspecies2000/fr/home_F.html
http://www.especessauvages.ca/wildspecies2005/index.cfm?lang=f


 Questions de conservation, La biodiversité du Québec


 Rapport de la commissaire à l’environnement et au développement durable à la Chambre des communes, Chapitre 4 : Les espèces envahissantes 2002 www.oag-bvg.gc.ca


 Renata Claudi, Patrick Nantel et Elizabeth Muckle-Jeffs, 2002. Envahisseurs exotiques : des eaux, milieux humides et forêts du Canada, Ressources naturelles Canada, Ottawa, 320 pages.


 Revue Quatre-Temps La revue des amis du jardin botanique de Montréal, Printemps 2003. Dossier : Faut-il avoir peur des espèces envahissantes? Vol. 27 no 1 mars 2003, 48 pages




Myriophylle en épi

 Auger, I. 2006. Évaluation du risque de l’introduction du myriophylle à épis sur l’offre de pêche et la biodiversité des eaux à touladi. Revue de la littérature. Ministère des Ressources naturelles et de la Faune, Direction de la recherche sur la Faune, Québec. 88p.


 Centre Saint-Laurent, Le myriophylle à épi


 CR Aiken, Chercheure au musée de la nature, 2002.


 Éco-Guide International inc.


 Hade, André, Nos lacs les connaître pour mieux les protéger. Éditions Fides


 Invading Species, Le myriophylle à épi


 Krishka, B.A. et al. September 1996. Impacts of introductions and removals on Ontario Percid Communities. P.47-51.


 Ministère Développement Durable, Environnement et Parcs Québec, Qu’est-ce que l’eutrophisation? Réseau de surveillance volontaire des lacs


 Plantes envahissantes des habitats naturels du Canada, Service Canadien de la Faune
http://www.cws-scf.ec.gc.ca/publications/inv/p1_f.cfm
http://www.cws-scf.ec.gc.ca/publications/inv/cont_f.cfm général


 Washington state, Department of ecology. General information about Eurasian watermilfoil


 Washington state, Department of ecology. Technical information about Myriophyllum spicatum (Eurasian watermilfoil)




Roseau commun

 André Michaud et Patrick Harbour. Mars 2005. Situation des invasions floristiques au Québec et bilan des connaissances associées au roseau commun (Phragmites australis), Canards Illimités Canada.


 Gestion des mauvaises herbes, Phragmite commun. Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec


 Plants Profile, Phragmites australis. United States Department of Agriculture


 Projet Phragmites, Université Laval


 Projet Phragmites, Université Laval, Bulletin d’information sur les travaux en cours sur l’écologie du roseau commun au Québec No 7 Octobre 2006, CRAD




Salicaire pourpre

 Dépliant Une belle menace, Manitoba purple loosestrife project


 Dépliant Salicaire pourpre, Manitoba purple loosestrife project


 Invading Species. La salicaire pourpre


 Minnesota sea grant. Purple loosestrife: what you should know, what you can do


 Plantes envahissantes des habitats naturels du Canada, Service Canadien de la Faune
http://www.cws-scf.ec.gc.ca/publications/inv/p5_f.cfm
http://www.cws-scf.ec.gc.ca/publications/inv/cont_f.cfm général


 Plants Profile Lythrum salicaria United States Department of Agriculture


 Revue Biosphère. La peste rouge. Août 1997 page 7.


 Revue Le Conservationniste. Des insectes contre un monstre, Ed Matlashewski. Vol. 2 no 1, 1998.


 Revue Le Conservationniste. La guerre aux plantes pourpres Ron Lyseng


 Revue Le Conservationniste. Un monstre dans le marais, Gord Leathers. p. 14-15


 Revue Wetlands, The Society of Wetland Scientists. Wetland vegetation before and after experimental purple loosestrife removal, Janet A. Morrison. March 2002, Vol. 22 no 1, pp. 159-169.


 Revue Wetlands. Society of Wetland Scientists. Is purple loosestrife (Lythrum salicaria) an invasive threat to freshwater wetlands? Conflicting evidence from several ecological metrics. Elizabeth J. Farnsworth. June 2001, Vol. 21 no 2, pp. 199-209.


 Top 10 FAQ, Manitoba purple loosestrife project



Autres documents et sites internet consultés :

 100 of the world’s worst invasive alien species, A selection from the global invasive species database.


 Agence canadienne d’inspection des aliments


 Agence canadienne d’inspection des aliments, Risques environnementaux des végétaux ornementaux


 Agriculture et agroalimentaire Canada, Calamagrostide canadensis


 Agriculture et agroalimentaire Canada, Phalaris arundinacea


 Agriculture et agroalimentaire Canada, Renouée du Japon


 Aquatic Nuisance Species Information and Education Materials Relevant to the Great Lakes Basin: Recommendations and Descriptive Inventory, August 1997. Great Lakes Panel on Aquatic Nuisance Species.


 The biology of Canadian weeds. 129. Phragmites australis (Cav.) Trin. Ex Streud. Tarun K. Mal & Laura Narine. Department of Biological, Geological and Environmental Sciences, Cleveland State University 11 September 2003


 The BIOTA of North America


 Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Espèces canadiennes en péril, Août 2006


 The Convention on Biological Diversity


 Convention sur la diversité biologique, Juin 1992


 Environnement Canada


 Environnement Canada, La voie verte.


 Environnement Canada, Portrait de la biodiversité du Saint-Laurent.


 Environnement Canada, Stratégie québécoise sur la biodiversité


 Environnement Canada, Union mondial pour la nature


 Espèces envahissantes au Canada


 Exotic plant species of St Lawrence River wetlands : a spatial and historical analysis. Claude Lavoie, Fanny Delisle, Centre de recherche en aménagement et développement, Université Laval, Sainte-Foy, Québec. Martin Jean, Guy Létourneau, Centre Saint-Laurent, Environnement Canada, Montréal, Québec.


 Faune et Flore du Pays La Biodiversité


 Faune et Flore du Pays Les espèces exotiques envahissantes au Canada


 Fédération canadienne de la faune


 Flora Quebeca


 Fondation de la faune du Québec, La biodiversité… un investissement naturellement profitable.


 Forestry images


 Horticlick


 Horticulture Attention aux arbres et arbustes drageonnants, Le Soleil, Cyberpresse.ca


 Integrated Taxonomic Information System


 Invasive species


 Le jardin du Pro Vert


 Jardin! L’Encyclopédie


 Les mauvaises herbes de l’Ontario : Phragmite commun


 Mathieu Maheu-Giroux, August 2005. The landscape ecology ot the invasive species Phragmites australis in anthropogenic linear wetlands. A thesis submitted to the Graduate and Postdoctoral Studies Office


 MAPAQ, Guide d’identification des mauvaises herbes


 Ministère des transports Québec, Répertoire des fleurs


 Ministère Développement Durable, Environnement et Parcs Québec, Guide pour l’étude des technologies conventionnelles de traitement des eaux usées d’origine domestique.


 Ministère Développement Durable, Environnement et Parcs Québec, La Châtaigne d’eau


 Ministère Développement Durable, Environnement et Parcs Québec, La Salicaire pourpre


 Plant Conservation Alliance


 Le Québec en images, un album libre de droits


 Regroupement des Associations Pour la Protection de l'Environnement, des Lacs et des cours d'eau


 Réseau canadien d’information sur la biodiversité


 Le Réseau Canadien pour la Conservation de la Flore


 Le réseau d’évaluation et de surveillance écologiques


 Ressources naturelles Canada, Contrôle du foin bleu


 Le Roseau Épurateur


 Suivi de l’état du Saint-Laurent, Les milieux humides et les plantes exotiques en eau douce


 Transport Canada, Communiqué de presse Le gouvernement du Canada annonce une réglementation sur les eaux de ballast.


 Wikipédia, L’Encyclopédie libre


 Wikipédia, L’Encyclopédie libre, Rapport Brundtland


 Yvon Jodoin, 2006. Le Roseau commun (Phragmites australis) en bordure des autoroutes du Québec: une étude génétique et biogéographique. Mémoire présenté à la Faculté des études supérieures de l’Université Laval.