LES PROJETS DU CREAT


    

Au Canada, plus de 3 millions de résidences utilisent le bois comme source de chaleur primaire ou secondaire. Au Québec, le nombre d’installations de chauffage au bois s’accroît annuellement et même plus rapidement que le nombre de logements. Bien que les poêles et foyers à bois agrémentent l’ambiance et le confort d’une résidence, la fumée qu’ils dégagent constitue une importante source de pollution atmosphérique et fait peser plusieurs risques pour la santé.

Quelle est la qualité de l’air aujourd’hui?


LA PROBLÉMATIQUE DU CHAUFFAGE AU BOIS

L’utilisation d’un appareil de chauffage au bois n’est pas sans conséquence pour l’environnement et la santé. En effet, la combustion du bois génère l’émission de plus d’une centaine de contaminants tels que le monoxyde de carbone (CO), des composés organiques volatiles (COV), des oxydes d’azote (NOx) et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). La combustion du bois génère également des émissions de particules fines (PM) pouvant pénétrer profondément dans les voies respiratoires (d’un diamètre inférieur à 1 micromètre).

Dans ce contexte, il s’avère essentiel de connaître les bonnes pratiques du chauffage au bois et les types de poêles, puisque jumelés à une bonne installation, ils peuvent réduire les émissions de contaminants.





TABLE DES MATIÈRES :

La problématique du chauffage au bois

Les personnes à risque

Les contaminants

Particules fines (PM)
Monoxyde de carbone (CO)
Composés organiques volatils (COV)
Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)
Oxyde d’azote (NOx)


Les bonnes pratiques

Risques en sécurité incendie
La créosote et trucs de base
Le ramonage et l’inspection
L’allumage du feu
L’écorce
La condition et les essences du bois
Si un feu de cheminée se déclare chez vous
En résumé


Les nouveaux systèmes

Varia


Règlementation municipale

Des exemples de ce qui se fait en région : le cas de l'Abitibi-Témiscamingue

Présentation des soirées d'information publique
Les partenaires de la campagne en Abitibi-Témiscamingue


Publications

Liens

LES PERSONNES À RISQUE

Les enfants

Les personnes âgées

Les personnes soufrant d’asthme, de problème cardiaque ou pulmonaire chronique

Les utilisateurs de chauffage au bois et leurs voisins

La population en général (dans les grandes villes ou les secteurs à forte concentration d’utilisation du chauffage au bois)

VOUS


 Effets aigus: les personnes sensibles (asthmatiques, enfants, personnes âgées) réagissent fortement à une faible exposition.

 Effets chroniques: les utilisateurs, les voisins… même en bonne santé subissent les effets négatifs de l’exposition répétée aux polluants du chauffage au bois.




LES CONTAMINANTS / IMPACTS SUR LA SANTÉ ET L’ENVIRONNEMENT

Particules fines (PM)

Particules solides ou liquides dont la vitesse de chute est négligeable (en suspension dans l’atmosphère). La quasi-totalité des particules fines émises par le chauffage au bois font moins de 10 micromètres. Les plus grosses (5-10µ) ont des effets sur la trachée alors que les plus petites (<5µ) pénètrent dans les poumons, causant l’irritation des voies pulmonaires, de l’asthme et de l’emphysème particulièrement chez les enfants en bas âge, les vieillards et les personnes souffrant d’une maladie cardiaque ou pulmonaire chronique. Ces particules sont si petites qu’elles ne sont pas visibles à l’œil nu. Il en faut une très grande quantité avant de les apercevoir. Dans certaines très grandes villes, telles Londres et Marseille, on note une contribution de ce polluant à l’augmentation du taux de mortalité. Après une exposition à de fortes concentrations de particules fines associées à des concentrations élevées d’oxyde de soufre (smog acide) les données démontrent qu’un plus grand nombre de personnes décèdent. Pour la majorité, ces personnes étaient déjà affaiblies par la maladie ou l’âge. Lorsque la qualité de l’air est très affectée par les PM, on aperçoit une brume de polluants dans l’air, le SMOG. Les particules fines ont donc la particularité de bloquer le rayonnement solaire, nuisant ainsi à la photosynthèse des plantes, nécessaire à leur développement.
Les particules fines émises par le chauffage au bois représentent 47 % des émissions d’origine humaine du Québec (MDDEP, 2000).

Source de particules fines d’origine humaine au Québec (MDDEP, 2000)

SMOG hivernal à Québec en 2005


Monoxyde de carbone (CO)

Gaz inodore et incolore qui diminue la capacité de transport d’oxygène du sang (asphyxiant) vers les tissus, causant de la fatigue et des douleurs à la poitrine en petite quantité et le mal de tête, le vertige ou la mort en grande quantité. C’est un gaz qui est plus lourd que l’air à l’état pur. Par contre, lorsqu’il provient d’un chauffage résidentiel, il se disperse partout dans la maison. Par conséquent, l’installation d’un détecteur de monoxyde de carbone peut se faire à n’importe quelle hauteur. Il existe plusieurs modèles de ces détecteurs. Le type le plus recommandé possède un affichage digital/numérique pouvant vous dire la concentration de CO à n’importe quel moment. Les détecteurs sans affichage, vous préviendront d’une quantité trop élevée de CO dans votre maison, mais vous ne saurez pas si vous êtes exposés à une faible concentration en continue (qui a des effets toxiques chroniques). Il est recommandé d’installer un avertisseur de CO près de chaque source de ce gaz, c’est-à-dire, près du système de chauffage (à bois, au gaz, à l’huile…) et d’un garage adjacent (gaz d’échappement des voitures, motoneiges, motos...).
Tout comme pour les détecteurs de fumée, n’oubliez pas de changer la pile de votre avertisseur régulièrement! Elle pourrait sauver des vies.
Voir la section « Publications » pour d’autres précisions.


Composés organiques volatils (COV)

Composés qui s’évaporent à la température ambiante et qui demeure dans l’atmosphère relativement longtemps. Certaines de ces substances entraînent des effets tels les yeux mouillés, l’irritation des yeux ou de la gorge et le nez douloureux, la nausée, la sensation de serrement à la poitrine, le sifflement à la respiration, la diminution des fonctions pulmonaires, etc. Certains d’entre eux ont un potentiel cancérigène (aldéhyde, acroléine, benzène, formaldéhyde, etc.). Ces composés font partie des précurseurs du SMOG et de l’ozone au sol (à ne pas confondre avec la couche d’ozone en haute altitude).
Les composés organiques volatils émis par le chauffage au bois représentent 15 % des émissions du Québec (MDDEP, 2000).

Source de COV d’origine humaine au Québec (MDDEP, 2000)


Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)

Composés produits lors de la combustion incomplète de matières organiques et qui sont transportés sur plusieurs centaines de kilomètres, liés aux particules fines. Ces composés sont très persistants dans l’air, l’eau et le sol. Ils affectent donc la faune à long terme. Ils se produisent particulièrement dans les systèmes conventionnels à combustion dite lente, car le manque d’oxygène et la température moins élevée favorisent une combustion incomplète. Selon les molécules, les HAP ont des effets toxiques à court terme (irritation des yeux, nausée, confusion) ou chroniques (cancer, cataracte, dommage aux organes, effets tératogènes et mutagènes). Les dioxines et les furannes sont deux composés, potentiellement cancérigènes, d’une sous-famille de HAP, issues de la combustion de plastiques, de bois traité, peint ou teint, d’aggloméré ou de contreplaqué, de bois de grève ou de magazines en papier glacé.


Oxyde d’azote (NOx)

L’oxyde nitrique (NO) représente 90 % de tous les NOx produit par combustion. C’est un gaz incolore, inodore et sans goût qui est rapidement transformé en bioxyde d’azote (NO2) par oxydation dans l’atmosphère (il devient corrosif, brunâtre et a une odeur irritante). Les NOx altèrent la fonction pulmonaire des enfants, créent de la douleur à l’inspiration, de la toux et de l’œdème pulmonaire et ils diminuent la résistance aux infections pulmonaires et augmentent les cas d’influenza. Ils peuvent aussi altérer les membranes cellulaires des organismes et former des substances cancérigènes à l’intérieur de celles-ci. Ces composés font également partie des précurseurs du smog troposphérique (ou photochimique).
Les oxydes d’azote émises par le chauffage au bois représentent 1 % des émissions du Québec (MDDEP, 2000).




ASPECT SÉCURITÉ ET LES BONNES PRATIQUES DU CHAUFFAGE AU BOIS

Risques en sécurité incendie

L’utilisation des systèmes à combustion comporte des risques pour la sécurité des utilisateurs. Une mauvaise utilisation engendre également des risques pour la santé. Les comportements sécuritaires jumelés à l’installation conforme et aux systèmes de détection sont la solution.


La créosote et les trucs de base

Chaque année, plusieurs feux de cheminée surviennent dans la région. La quasi-totalité de ces feux sont dus à la présence de créosote, accumulée lors de l’utilisation du système. Les bonnes pratiques du chauffage au bois peuvent vous aider à diminuer la formation et l’accumulation de créosote dans votre système :

La créosote, c'est un mélange d'hydrocarbures aromatiques liquides et solides, avec des quantités appréciables de composés phénoliques et de composés organiques azotés; cette créosote est plus lourde que l'eau et sa phase d'ébullition s'étend à peu près de 200 à 325 degrés Celsius.

L'accumulation de créosote dans la cheminée indique une combustion incomplète et crée un risque élevé de feux de cheminée. Il faut surveiller la cheminée régulièrement afin de repérer toute accumulation de suie ou de créosote.

Le ramonage et l’inspection
Il est recommandé de faire inspecter et ramoner votre cheminée, au moins une fois par année par un professionnel du chauffage. Cette personne et en mesure de détecter les problèmes potentiels et d’augmenter votre sécurité. Par la suite, si votre système est en état, au moins 2 à 3 ramonages d’entretien devraient être effectués pendant la période d’utilisation. Un système servant de chauffage principal pourrait même être nettoyé une fois par mois d’utilisation. Si vous choisissiez de le faire vous-même, assurez-vous d’avoir la bonne technique et le bon outil. Une règle de base : la brosse de ramonage doit avoir exactement la même dimension que le tuyau d’échappement. Jamais de brosses rondes dans un tuyau carré ou de trop petites brosses dans une grande ouverture. D’ailleurs n’oubliez pas non plus qu’une cheminée doit avoir le même diamètre, de la chambre de combustion jusqu’à la sortie finale, et ce, peu importe le type de système, le nombre de coudes ou les contraintes monétaires. En ce qui concerne l’inspection, si vous avez pris la décision de faire le ramonage d’entretien vous-même, essayer de voir l’intérieur de la cheminée avec un petit miroir et une lampe de poche, cela ne vaudra jamais les outils adaptés dont disposent les professionnels, mais cela vous aidera certainement à être un peu plus efficace.


L’allumage du feu
Avant d’allumer un feu, la règle de base consiste à s’assurer que la cheminée est réchauffée. C’est-à-dire, qu’elle tire! Même si le feu dans votre système est éteint depuis quelques heures à peine, la température de la cheminée diminue très vite car elle est en lien direct avec l’air extérieur. Très simple, le réchauffage de la cheminée consiste à mettre une boule de papier journal (pas les circulaires imprimées avec de l’encre de couleur) près de l’ouverture de la cheminée et de l’allumer. Gardez la porte entrouverte de quelques pouces et laissez brûler complètement. Maintenant, vous pouvez allumer votre feu. Pour ce faire, l’utilisation du papier journal (à encre noire seulement) et du petit bois sec constitue la méthode idéale. Dès que votre feu est pris, ajouter des bûches de bois sec, sans outrepasser la charge maximale du système (toujours inscrite dans le devis, ou mode d’emploi du système).


L’écorce
Pourquoi ne pas utiliser de l’écorce pour allumer mon feu?
Avez-vous déjà regardé la fumée qui se dégage de l’écorce en feu? Si oui, vous savez très bien qu’elle est noire! C’est la preuve que l’écorce est précurseur de la formation de créosote. Pour bien brûler, il lui faut des températures très élevées (qu’un feu bien pris peut vous donner mais que vous n’atteindrez jamais lors de l’allumage). Donc, si vous l’utilisez pour partir le feu, vous tapissez votre cheminée de créosote. Il n’est pas recommandé non plus de dégarnir chaque bûche de l’écorce qu’elle possède! Ramasser plutôt l’écorce qui traîne, mettez-là dans un sac de papier brun (du style des sacs de papier d’épicerie) et faites-en une « bûche » d’écorce. Lorsque vous la brûlerez (sur un feu déjà bien chaud), elle pourra servir à ajouter une très grande charge calorifique dans la maison (par exemple lors d’une journée très froide).


La condition et les essences du bois
La condition numéro un, la plus importante à respecter, consiste à utiliser un bois bien sec dans toute combustion. Pour ce faire, l’arbre doit être abattu à l’automne ou à l’hiver, lorsque la sève n’est plus dans ses fibres. Les bûches, peu importe leur longueur, doivent être fendues 1, 2 ou 3 fois pour avoir des morceaux de 10 à 15 centimètres (4 à 6 pouces) de diamètre. Pour sécher, elles doivent être cordées à l’extérieur, sur billots et recouvertes uniquement sur le dessus ou placées dans une « shed » à bois. Le principe est de laisser 20 centimètres (8 pouces) entre chaque rangée et d’exposer au plus grand vent possible pendant 6 à 12 mois minimum. Le bois sans sève, passera ainsi de 50 % d’humidité à 15-20 % lorsque sec. Notez que le bois ne sèche pas à l’intérieur de la maison, il atteindrait un taux minimal de 40 % d’humidité. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est recommandé de n’entreposer que le bois nécessaire à l’utilisation prévue pour les prochains 48 à 72 heures dans la maison (nécessite moins d’espace, moins de travail, apporte moins de bibittes et diminue la charge de matériaux combustibles lors d’un incendie.) Un bois plein de sève ne fera jamais un bon bois de chauffage car il constituera une source importante de créosote et aura l’aspect d’un bois « éponge ». Toute essence de bois confondue est utilisable comme mode de chauffage à la condition d’être bien sèche. Par contre, certaines particularités sont à connaître, selon le type d’essences utilisées. Les essences dites « dures » sont en fait du bois dont la densité des fibres est très grande. Il brûle de façon plus efficace et émet plus de chaleur qu’un bois « mou » ou à plus faible densité. Ce dernier brûle plus rapidement et dégage donc moins de chaleur sur une longue période. Pour ces raisons, les essences de bois « dur » sont recommandées lors des froides journées d’hiver tandis que les essences de bois « mou » sont plutôt utilisées à l’automne et au printemps. Les principales essences retrouvées en Abitibi-Témiscamingue, des plus « dures » à celles qui le sont le moins, sont : l’érable à sucre, le hêtre, le bouleau jaune, le frêne, l’érable rouge, le bouleau blanc et le tremble. À noter qu’il ne s’agit pas d’une liste complète. En ce qui concerne les résineux (mélèze, pin, épinette, sapin baumier…), ils pourraient être comparés à de l’écorce : une fois bien sèches, ces essences peuvent être utilisées dans un feu déjà bien pris, dont la température est élevée. Ces essences ne procurent toutefois pas autant de chaleur que celle de bois dit « dur ».


Si un feu de cheminée se déclare chez vous :

1- Appelez les pompiers
Un feu de cheminée implique automatiquement des températures extrêmes dans le conduit d’échappement de votre système de combustion au bois. Si la moindre infiltration de fumée a pu endommager la paroi, avant que le feu ne se déclare, il y a un risque que le feu se propage à l’extérieur du conduit, entraînant des dommages à votre demeure. Bien sûr, il est déjà arrivé que le feu s’éteigne de lui-même, mais il en va de votre sécurité et de celle des vôtres, les pompiers sont là pour pallier aux risques possibles lors de ces événements.

2- Faites inspecter le système dont la cheminée
Trop de gens croient à tort que la cheminée a été nettoyée de sa créosote lors d’un feu de cheminée. Au contraire, il est d’autant plus essentiel de la faire nettoyer et inspecter immédiatement après un feu et de ne pas la réutiliser tant que ce n’est pas fait. C’est une question de sécurité! Si votre installation présentait la moindre petite fissure, imperfection, usure… elle pourrait avoir été endommagée par les hautes températures du feu. Elle peut même et, c’est déjà arrivé, se tordre par l’intérieur, se fissurer, s’effriter, perdre des morceaux… Pour ceux dont le système a tenu le coup, parce que ça peut arriver, l’inspection viendra les rassurer quant à la sécurité de leur système, jusqu’à la prochaine occasion. Il en va de votre vie et de celle de vos proches!


En résumé

Quoi faire?

Quoi éviter?

Pourquoi?

Allumer le feu avec du papier journal et du petit bois d’allumage.

L’utilisation d’essence, de kérosène ou d’un allume-barbecue sont très dangereuses.

En plus des risques de brûlures et de forte combustion, il est très difficile de contrôler un feu alimenté par ce type de combustible.

Ne brûler que du bois naturel ou non traité.

Brûler des déchets domestiques (plastiques, bois traité, peint ou teint).

Pour diminuer la formation de dioxines et de furannes.

Brûler un bois sec (séché pendant au moins 6 mois à l’extérieur, à l’abri de la pluie et de la neige) et dur.

Brûler du bois vert (humide) et mou.

Pour limiter la production de la créosote (responsable des feux de cheminée) et de contaminants libérés dans l’air.

Utiliser des bûches fendues en plus petits morceaux (10 à 15 cm de diamètre).

Utiliser des grosses bûches.

Les petites bûches brûlent plus proprement et plus intensément que les grosses (moins de polluants et plus de chaleur).

Faire entrer assez d’air dans la cheminée.

Faire couver le feu en diminuant l’entrée d’air.

Des flammes vives donne une combustion plus complète et moins de fumée.

Faire de petits feux.

Faire un gros feu.

Des feux intenses sont plus propres et plus économiques

Utiliser un système certifié EPA*, de la bonne grosseur et adapté à l’utilisation qui en est faite.

Utiliser un système d’appoint, poêle ou un foyer conventionnel, comme mode de chauffage principal.

Les nouveaux systèmes certifiés diminuent les polluants émis et la quantité de bois nécessaire en plus d’augmenter votre sécurité.

Retirer régulièrement les cendres du poêle ou du foyer et les entreposer dans un contenant métallique couvert, à l’extérieur, dans un endroit sûr et éloigné de la maison.

Entreposer les cendres dans un contenant inflammable ou à proximité d’objet inflammable telle la maison.

L’accumulation de cendres augmente les risques d’incendies et leur récent entreposage également.

S’assurer que la maison est bien calfeutrée, isolée et ventilée.

Conserver un état de mauvaise isolation et ventilation de la maison.

Pour réduire la consommation d’énergie et ainsi polluer moins, peu importe le combustible utilisé.

Faire installer le système de combustion solide par un professionnel de l’APC** et le faire inspecter et nettoyer au moins une fois par année.

Utiliser un système dont l’installation n’est pas conforme aux normes du modèle en question et/ou ne pas respecter les normes de sécurité tel l’espace minimum requis libre de tout objet inflammable.

Ces installateurs et ramoneurs ont reçu une formation rigoureuse, reconnue par l’industrie, les gouvernements et les assureurs.

Installer et vérifier régulièrement des systèmes de détection préventifs et avoir un extincteur d’incendie à portée de main.

Ne pas avoir l’équipement requis en nombre suffisant et/ou ne pas en faire régulièrement l’inspection.

Ces équipements de détection avertissent de la présence de fumée, de gaz toxiques ou de monoxyde de carbone.

*EPA : Environmental protection agency (agence américaine de protection de l’environnement)
**APC : Association des professionnels du chauffage




LES NOUVEAUX SYSTÈMES

Depuis quelques années, la technologie nous permet d’avoir des systèmes de combustion solide plus efficaces et plus respectueux de l’environnement que ce que nous appelons les systèmes conventionnels. La certification EPA (Environmental Protection Agency) nous garantit un système brûlant plus efficacement le combustible utilisé ainsi que les polluants émis, réduisant par exemple les particules fines (PM) émises de 50 à 80 % et diminuant jusqu’à 35 % la quantité de bois nécessaire. De plus, le confort apporté par ces nouveaux systèmes n’est aucunement comparable avec ce que nous donnaient nos vieux systèmes, pourtant conformes à leur époque. C’est plus précisément la « surchauffe » en début de combustion du bois qui est éliminée avec les nouveaux modèles EPA.

On retrouve aujourd’hui la phase II de la technologie EPA qui nous permet d’atteindre un taux d’émissions de PM 2,5 µm dans l’atmosphère d’aussi peu que de 3 à 5 grammes par heure d’utilisation. Comparativement, nos systèmes conventionnels peuvent en émettre de 40 à 70 g/heure.

Indépendamment du type d'appareil que vous avez, assurez-vous qu'il est installé conformément à tous les codes ou règlements applicables. Les poêles à bois doivent être correctement installés afin d'être sécuritaires et efficients. Voyez à ce qu'un professionnel certifié installe votre poêle. Il suivra à la lettre, les règles du fabricant et les normes applicables.

Choisissez le plus petit poêle répondant à vos besoins de chauffage. Ainsi, le poêle peut fonctionner de façon optimale, brûler le bois de façon plus efficiente et produire moins de pollution.

Évitez les foyers ouverts. Ils sont très inefficaces pour chauffer votre maison. En plus de faire sortir l'air chaud de votre maison et de faire entrer l'air froid, ils transfèrent la chaleur par le mur extérieur contre lequel ils sont construits et polluent avec les produits de leur combustion incomplète.

Isolez votre maison comme il convient. Vous diminuerez vos besoins de chaleur et réduirez la perte de chaleur. Installez des portes et fenêtres étanches et isolées.

Voici le principe d’un système de combustion avancée:
Le système de combustion avancée crée les conditions nécessaires qui permettront de brûler la fumée avant qu'elle ne quitte l'appareil. Ce système est conçu pour maintenir les températures élevées. Il est muni d'une chambre de combustion isolée et l'air de combustion primaire est préchauffé afin de l'empêcher de refroidir le feu. Celui-ci est alimenté en air secondaire préchauffé par de petits trous dans la zone de combustion du gaz au-dessus et derrière la couche de combustible. Des chicanes internes forcent la fumée à effectuer un trajet long et chaud de manière à ce qu'elle soit entièrement brûlée.



Varia

Il y a plusieurs types de systèmes de chauffage à combustibles solides, et même de nouveaux combustibles tel les granules et les bûches écologiques. Certaines données indiquent que les bûches écologiques produisent jusqu’à trois fois plus de chaleur. Leur utilisation contribue donc à diminuer efficacement la coupe d’arbres matures en plus d’émettre beaucoup moins de polluants dans l’air. Il ne faut toutefois pas confondre les bûches de chauffage écologiques avec les bûches de foyer emballées. Ces dernières ne présentent pas les mêmes caractéristiques et ne servent donc pas au chauffage, mais plutôt à agrémenter nos soirées. Quant aux granules, ils nous apportent une constance dans l’apport en combustibles utilisés. D’autre part, on ne chauffe pas seulement au bois. Plusieurs systèmes de chauffage utilisent le gaz naturel, l’huile, le mazout… Bien que moins polluants à certains égards, ils constituent tous, à leur manière, un risque pour l’environnement, la santé et la sécurité des utilisateurs. De plus, contrairement au bois, ils n’utilisent pas une ressource renouvelable. Il faut donc peser le pour et le contre de chaque système. Nous ne pouvons malheureusement pas détaillé chaque système et chaque combustible. Il importe donc à l’utilisateur de choisir le système qui lui convient le mieux et qui répond aux normes environnementales en vigueur. Il doit également en faire une utilisation sécuritaire en adoptant les bonnes techniques.




DES EXEMPLES DE CE QUI SE FAIT EN RÉGION : LE CAS DE L’ABITIBI-TÉMISCAMINGUE

L’Abitibi-Témiscamingue se caractérise par un hiver plus froid et plus long que dans le sud de la province, ce qui implique une période de chauffage au bois prolongée et d’autant plus d’émissions atmosphériques. Un court sondage exploratoire* suggère que la proportion des ménages qui possèdent un système de chauffage au bois (40 % soit environ 24 000 ménages) est beaucoup plus élevée en région que dans les grands centres urbains, en particulier pour les ménages qui l’utilisent comme mode de chauffage principal (13 %). Si ces chiffres sont exacts et représentatifs de la réalité régionale, il y aurait environ 7 800 ménages qui utilisent le chauffage au bois comme mode de chauffage principal et plus de 16 000 ménages qui l’utilisent comme mode de chauffage secondaire.

*Une compagnie d’assurances régionale nous a fourni les données suivantes pour Rouyn-Noranda et le Témiscaminque : parmi les 6 217 clients ayant une assurance habitation, 805 utilisent le chauffage au bois comme mode de chauffage principal et 1 708 l’utilisent comme mode de chauffage secondaire. Les données des rôles de l’évaluation foncière pour l’ancienne ville de Rouyn-Noranda semblent d’ailleurs confirmer cette tendance avec une proportion de 40 % des ménages qui possèdent un système de chauffage au bois.

En février 2007, cinq rencontres d’information publique ont eu lieu dans les bibliothèques de la région. Deux cent quatre-vingt sept (287) personnes ont pris part à ces rencontres pour améliorer leur connaissance sur le chauffage au bois et discuter des bonnes et mauvaises pratiques du chauffage au combustible solide.

Il ressort de cette campagne que les bonnes pratiques du chauffage au bois, le type de poêle et une bonne installation peuvent réduire les émissions de contaminants, améliorant du même coup la qualité de l’air, la santé et la sécurité des utilisateurs.

Il y avait un tirage de prix de présence par rencontre.

Félicitations aux personnes gagnantes !

- Amos : Mme Renée Bergeron
- Val-d’Or : M. Gregory Alix
- La Sarre : M. Robert Gauthier
- Ville-Marie : M. Jean-Paul Cardinal
- Rouyn-Noranda : Mme Suzette Laquerre

Ces personnes ont remporté le prix de présence de leur choix : une visite de consultation ou d’inspection ou un ramonage de cheminée, offert par M. Guy Perreault de Services techniques de cheminée Abitibi enr.


Réglementation

Des modèles de réglementation existent et chaque MRC en viendra éventuellement à se munir de son propre code. En attendant, quelques règles de sécurité élémentaire devraient tout de même être respectées pour assurer la sécurité des utilisateurs :

L’installation de chaque système doit se faire selon les normes CSA-B365 et 405 de l’ACNOR (l’Association canadienne de normalisation).

Chaque étage de la maison doit être équipée d’un détecteur de fumée fonctionnel (pile changée régulièrement), installé en hauteur, au plafond, au centre d’un corridor ou sur un mur, à 30 centimètres (1 pied) du plafond et proche des chambres à coucher. Évitez de le placer trop près de la cuisine et de la salle de bain (occasionne des fausses alarmes).

Installer un détecteur de monoxyde de carbone fonctionnel près de chaque source potentielle.

Avoir un extincteur d’incendie d’au moins 5 lbs à la portée de la main (ne pas le mettre à côté du système de chauffage, car inutilisable en cas d’incendie!) Le faire inspecter annuellement et recharger après chaque utilisation (même si vous avez seulement accroché le déclencheur, il perdra sa pression et ne sera plus utilisable après l’heure qui suit environ).


L’entreposage du bois à l’intérieur de la maison ne devrait pas excéder 1 cordon de bois (16 po x 4 pi x 8 pi)

Une corde de bois (4 pi x 4 pi x 8 pi)




Les cendres doivent être entreposées dans un contenant métallique fermé, à l’extérieur de la maison, et loin de toute matière combustible.





LES PARTENAIRES DE LA CAMPAGNE

De gauche à droite : André Tardif, Service incendie de Ville-Marie et de Duhamel-Ouest; Joanne Duquette, Service de sécurité incendie de Rouyn-Noranda; Michel Longpré, Service de prévention des incendies de La Sarre; Guy Perreault, Services techniques de cheminée Abitibi enr.; Daniel Gagné, Direction de la santé publique; Mario Tremblay, Service de sécurité incendie de Val-d'Or; Pierre Gagnon, Service de prévention des incendies d'Amos, Bibiane Racette, CREAT

ÉcoAction (Environnement Canada)

Conseil régional de l’environnement en Abitibi-Témiscamingue

Radio Nord Communications

La Direction régionale du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs

Services techniques de cheminée Abitibi Enr.

La Direction de la santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue

Les Services de sécurité incendie ou prévention des incendies d’Amos, de La Sarre, de Rouyn-Noranda, de Val d’Or et de Ville-Marie

Le Regroupement des Bibliothèques Publiques de l’Abitibi-Témiscamingue

Bibliothèque La Bouquine de Ville-Marie



PUBLICATIONS

  Principes de combustion appliqués au chauffage au bois (Direction de santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue)

  Les bonnes pratiques du chauffage au bois... pour de l’air frais et des économies (CREAT)

  Le chauffage au bois : pas aussi « inoffensif » qu’on voudrait bien le croire! (Gouvernement du Québec)

  Chauffage au bois : Soyons responsables! Profitez de la chaleur, non de la fumée (Gouvernement du Canada)

  Chauffage au bois : Soyons responsables! Ne brûlez pas les ordures ménagères (Gouvernement du Canada)

  Chauffage au bois Pleins feux sur la santé! (Gouvernement du Canada, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal et ville de Montréal)

  Avez-vous un problème de fumée de bois? (Gouvernement du Canada)

  Le chauffage au bois un guide pour : brûler moins de bois, produire moins de fumée, être plus confortable (Gouvernement du Canada)

  Un avertisseur de carbone peut sauver des vies (Gouvernement du Québec)

  Le monoxyde de carbone tue (Gouvernement du Québec)

  Vacanciers soyez vigilants! Le monoxyde de carbone est un gaz toxique (Gouvernement du Québec)

  Découvrez les avantages du chauffage au bois résidentiel (Gouvernement du Canada)

  Le guide complet des foyers au bois

  Le guide du chauffage au bois résidentiel

  Acquérir un appareil de chauffage au bois à haute efficacité

  Optimisez l’efficacité de votre poêle à bois

  Une introduction au chauffage au bois résidentiel

  Du bon bois de chauffage, la clé d'un chauffage au bois efficace




LIENS

 Agence de la santé et des services sociaux de Montréal...


 Agence de la santé et des services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue


 Santé et services sociaux Québec


 Association des Professionnels du Chauffage


 Régie du bâtiment Québec


 Association Lanaudoise pour l’Air Pur


 Le chauffage au bois résidentiel, Environnement Canada


 Environnement Canada, Loi canadienne sur la qualité de l’air


 Indice de la qualité de l’air, Ministère du Développement durable, de l’environnement et des parcs


 Info-Smog Québec, Environnement Canada


 Ville de Montréal