LES PROJETS DU CREAT



Les bandes de végétation riveraine sont des milieux de transition extrêmement riches qui jouent plusieurs rôles essentiels pour la santé des lacs et des cours d’eau. En 2007, pour la première fois, des foyers de cyanobactéries (algues bleues) ont été détectés dans le lac Témiscamingue. Cette triste réalité vient mettre en évidence l’importance d’agir pour la protection de l’eau de la région. Le projet de protection des rives de la MRC de Témiscamingue du CREAT propose des actions concrètes pour y arriver. Vous trouverez dans les pages qui suivent de l’information sur le projet du CREAT et sur la protection des berges en milieux agricole et de villégiature.



TABLE DES MATIÈRES :

Le projet

Importance des bandes riveraines

Les bonnes pratiques en milieu riverain

Bonnes pratiques en milieu de villégiature
Bonnes pratiques en milieu agricole


La réglementation en bref

Que faire avec une berge dégradée

Par où commencer ?
Les techniques


Pour en savoir plus

Nos partenaires

LE PROJET

Le 16 mai 2006, Environnement Canada annonçait que la filiale Spruce Falls de Tembec située à Témiscamingue, avait plaidé coupable d’avoir contrevenu à la Loi sur les pêches en rejetant, à 16 reprises en 2003 et 2004, une substance nocive dans la rivière des Outaouais. La filiale de Tembec a ainsi été contrainte de verser 500 000 $ au Fonds pour les dommages environnementaux, géré par Environnement Canada. Ce fonds permet aux tribunaux de garantir que l'argent des amendes et des règlements à l'amiable ira directement à la restauration de l'environnement pollué.

Saviez-vous qu’il y a plus de 6000 lacs dans la MRC de Témiscamingue? Toute une richesse à préserver!

C’est grâce à une subvention de 200 000 $ provenant de ce fonds que le CREAT réalise avec ses partenaires le Projet de renaturalisation des berges de la MRC de Témiscamingue. Ce projet novateur regroupe de nombreux acteurs (associations de riverains, agriculteurs, ministères, MRC, municipalités, etc.) qui unissent leurs efforts pour protéger les berges des cours d’eau et des lacs de la région afin d’en prévenir leur dégradation.

Plusieurs réalisations sont prévues dans le cadre du projet :

  • Une campagne de sensibilisation sur l’importance des berges des lacs et des cours d’eau de la région (printemps-été 2008);
  • La formation des inspecteurs municipaux de la MRC de Témiscamingue sur la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (printemps 2008);
  • Un service gratuit d’évaluation des rives pour les villégiateurs et agriculteurs (été 2008);
  • La réalisation de projets pilotes de revégétalisation des berges, en milieu agricole et de villégiature, qui serviront de vitrines éducatives afin de voir les différentes techniques pour protéger les berges (été 2009). Pour connaître l'ensemble des projets pilotes de restauration de berge réalisés et le suivi des aménagement fait par l'Organisme de bassin versant du Témiscamingue trois ans plus tard, veuillez cliquer sur le lien suivant :


IMPORTANCE DES BANDES RIVERAINES

Les bandes riveraines sont le milieu de rencontre entre les écosystèmes terrestres et aquatiques. Il s’agit d’un milieu de transition extrêmement riche qui joue plusieurs rôles essentiels pour les lacs et les cours d’eau que ce soit en milieux agricole ou de villégiature.

Butor d'Amérique

HABITAT POUR LA FAUNE ET LA FLORE

Les bandes riveraines sont des milieux essentiels pour la faune et la flore où y foisonne une riche biodiversité. « Au Québec, on associe aux milieux riverains environ 271 espèces de vertébrés, dont 30 espèces de mammifères, plus de la moitié des oiseaux et les trois quarts des amphibiens et des reptiles de la province. Près de la moitié des 375 plantes menacées, vulnérables ou susceptibles d’être ainsi désignées sont associées aux milieux humides ou riverains ». Tiré de la Politique de protection des rives.


LIMITE LE RÉCHAUFFEMENT DE L'EAU

La végétation riveraine crée de l’ombre au-dessus des plans d’eau ce qui limite le réchauffement excessif des milieux aquatiques par le soleil. Ce phénomène est particulièrement important sur les petits cours d’eau. Le réchauffement de l’eau favorise entre autres la prolifération des algues et des plantes aquatiques, en particulier lorsque les eaux sont riches en azote et en phosphore. Ce réchauffement peut également nuire à certaines espèces de poissons sportifs comme les truites.

RETIENT LES SÉDIMENTS

Le couvert végétal de la bande riveraine agit comme barrière pour les sédiments qui pourraient être transportés par les eaux qui ruissellent vers les cours d’eaux et les lacs. Ces sédiments peuvent avoir un impact négatif important sur les populations de poissons, par exemple, en obstruant leur branchies, en augmentant leur sensibilité aux maladies ou en colmatant leurs frayères. En milieu agricole, l’accumulation de sédiments peut également occasionner des problèmes comme l’obstruction de fossés et de drains.

LIMITE LA POLLUTION AUX PLANS D'EAU

Selon une étude de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement, une bande riveraine de trois mètres en milieu agricole peut réduire d’au moins :

  • 48 % l'eau
  • 90 % les matières en suspension
  • 69 % l’azote
  • 86 % le phosphore

Que ce soit en milieux agricole ou de villégiature, la présence d’une bande de végétation riveraine retient et absorbe une partie des polluants pouvant affecter les plans d’eau (pesticides, fertilisants, matières en suspension). Mais attention! une bande riveraine composée uniquement de plantes herbacées courtes comme de la pelouse a une capacité de rétention des polluants plus faible qu’une berge composée d’une diversité de végétaux incluant plusieurs espèces de plantes herbacées, d’arbustes et d’arbres.


DIMINUE L'ÉROSION DES RIVES

Grâce à son réseau racinaire important, la végétation riveraine augmente la résistance des berges face aux forces d’érosion comme les vagues, la glace ou les eaux de ruissellement. Encore une fois, une rive constituée de plantes herbacées, d’arbustes et d’arbres, résistera mieux à l’érosion. Les plantes herbacées protègent surtout la surface du sol, alors que les arbres et les arbustes assurent une protection plus étendue et plus en profondeur.

RÉGULARISE LE NIVEAU DE L'EAU

Certains agriculteurs bordant le lac Témiscamingue peuvent perdre jusqu’à un mètre de terrain par année à cause de l’érosion des berges. Année après année, cette érosion limite davantage leurs superficies de terres cultivables.

En retenant et en évaporant une partie des eaux de précipitations, la végétation de la rive contribue à diminuer les risques d’inondations ou de coups d’eau. La diminution importante du couvert végétal d’un bassin versant se traduit souvent par des crues plus importantes et soudaines.


BRISE-VENT NATUREL

Les bandes riveraines, surtout arborescentes, ont aussi un effet brise-vent et un rôle d’écran solaire pour les bâtiments. En villégiature, une diminution importante des coûts de chauffage ou de climatisation peut être observée lorsque des arbres et des arbustes sont à proximité des bâtiments. En milieu agricole, le rendement de la plupart des cultures abritées par des haies brise-vent augmente en limitant les dégâts causés par le vent, le gel et la sécheresse.

AMÉLIORE LE PAYSAGE

La végétation riveraine assure la beauté des paysages et la conservation du caractère naturel des lacs et des cours d'eau.



LES BONNES PRATIQUES EN MILIEU RIVERAIN

BONNES PRATIQUES EN MILIEU DE VILLÉGIATURE

  • Gardez une bande de végétation riveraine composée d’un mélange de plantes herbacées, d’arbustes et d’arbres d’un minimum de 10 à 15 mètres de large.
  • Favorisez des techniques de stabilisation des berges avec de la végétation plutôt qu’avec de l’enrochement ou des murets.
  • Aménagements artificiels à éviter

  • Évitez les aménagements artificiels sur l’ensemble de votre propriété. Des matériaux tels que le béton sont imperméables et ne jouent pas de rôle de rétention et de filtration des eaux.
  • Ne désherbez pas les végétaux, algues et plantes aquatiques, dans le plan d’eau.
  • Évitez l’utilisation des engrais et des pesticides afin de limiter les sources de pollution diffuses qui accélèreraient la dégradation des lacs et des cours d’eau.
  • Privilégiez les savons et autres produits sans phosphate.
  • Assurez-vous d’avoir une installation septique conforme et non déficiente, vidangez-la régulièrement.
  • N’utilisez pas de VTT ou tout type de machinerie lourde dans la bande riveraine.
  • Limitez l’accès au plan d’eau à une ouverture maximale de 5 m de large.
  • Aménagez les voies d’accès au lac en biais de façon à limiter l’érosion et conservez le cachet naturel de la rive.
  • Pour en savoir plus


BONNES PRATIQUES EN MILIEU AGRICOLE

  • Gardez une bande de végétation riveraine composée d’un mélange de plantes herbacées, d’arbustes et d’arbres d’un minimum de 3 mètres de large ou selon la réglementation.
  • Visitez vos champs au printemps après la fonte des neiges, afin d’identifier les zones vulnérables et y apporter les correctifs nécessaires au maintien et à l’entretien des bandes riveraines.
  • Pour l’entretien des fossés, priorisez la méthode du tiers inférieur qui consiste à nettoyer uniquement le fond du fossé et à conserver les 2/3 supérieurs de la végétation sur les côtés. Cette méthode est tout aussi efficace mais moins dispendieuse et préserve la végétation riveraine. Pour en savoir plus.
  • N’oubliez pas qu’il est interdit de circuler avec de la machinerie et de pulvériser des herbicides dans la bande riveraine.
  • Respectez la distance réglementaire d’épandage des engrais organiques en bordure des cours d’eau.
  • Cours d’eau fortement érodé suite à l’accès du bétail

  • Adoptez des pratiques culturales qui maintiennent les sols et leurs structures tout en limitant l’érosion de surface (travail réduit du sol, semis directs, drainage adéquat, voie d’eau engazonnée, semis d’automne, etc.). Consultez le club agro-environnemental de votre région pour plus d’information.
  • Interdisez l’accès du bétail au cours d’eau.
  • Pour en savoir plus, consultez le Guide des bonnes pratiques
    agroenvironnementales
    .


LA RÉGLEMENTATION EN BREF

Section inspirée du site Internet du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec.


Afin de s’assurer de la protection des rives, le gouvernement s’est doté d’un outil, la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables, qui vise la protection et la restauration des plans d’eau. Tous les lacs, tous les cours d’eau, petits et grands, à débit régulier ou intermittent, artificiels ou naturels, ainsi que les fossés drainant plus de deux terrains sont concernés.

Cette politique est appliquée par l’entremise de la réglementation municipale. Les municipalités doivent s’assurer de mettre en œuvre la politique mais peuvent également instaurer une réglementation plus restrictive pour la protection des rives. Il est donc essentiel de contacter sa municipalité avant d’entreprendre tous genres de travaux qui impliquent la rive.

SI VOUS DEVEZ INTERVENIR SUR VOS LACS ET COURS D'EAU, SACHEZ QUE...

De façon générale, la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables interdit l’utilisation des rives et du littoral des lacs et des cours d’eau pour réaliser des constructions, des ouvrages ou des travaux. Il est interdit, entre autres :

  • de canaliser le cours d’eau;
  • de le creuser;
  • de modifier son tracé;
  • d’y prélever du gravier;
  • de le remblayer;
  • d’y construire des barrages ou des digues.

Largeur des rives en général

Définitions tirées de la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables :

Littoral : partie des lacs et des cours d’eau définie à partir de la ligne des hautes eaux.

Rive : bande de 10 à 15 mètres bordant les lacs et les cours d’eau, mesurée à partir de la ligne des hautes eaux.

Ligne des hautes eaux : ligne délimitant le littoral et la rive des lacs et des cours d’eau, située à l’endroit où l’on passe d’une prédominance de plantes aquatiques à une prédominance de plantes terrestres.

EN REVANCHE, IL EST PERMIS...

  • d’aménager un accès au cours d’eau (autre qu’une voie carrossable ou une rampe d’accès pour bateaux), à condition de tenir compte des consignes suivantes :

  lorsque la rive présente une pente faible, une ouverture d’une largeur maximale
   de 5 mètres est prescrite;
  lorsque la rive présente une pente forte, un escalier construit de biais par
   rapport à la ligne de rivage ainsi qu’une fenêtre d’une largeur maximale de 5
   mètres dans l’écran de végétation sont prescrits;

  • de construire un quai, un abri ou un débarcadère flottant, sur pieux ou sur pilotis;
  • de planter des arbustes, des arbres ou d’ensemencer des plantes herbacées. Toutefois, il est encore mieux de laisser la nature suivre son cours. Le gazon est à proscrire;
  • de stabiliser les rives dégradées au moyen de techniques de construction végétales utilisant par exemple des fagots ou des fascines à base de saule afin de prévenir l’érosion. Attention! Un permis et l’avis d’un spécialiste est requis pour stabiliser des rives à l’aide d’enrochement, de béton ou de bois.

EN MILIEU AGRICOLE, IL EST ÉGALEMENT PERMIS :

  • de cultiver à l’intérieur de la rive, en conservant toutefois une bande minimale de végétation naturelle (sans labour ni culture) de trois mètres de large de part et d’autre du cours d’eau. Cette bande doit inclure au moins un mètre sur le replat du terrain si le haut du talus se situe à moins de trois mètres de la ligne des hautes eaux;
  • de semer et de planter des plantes herbacées, des arbustes et des arbres dans la rive de façon à établir un couvert végétal permanent et durable;
  • de prélever au plus 50 % des arbres de 10 centimètres et plus de diamètre; Cependant, les récoltes par trouée ou par coupe à blanc sont proscrites;
  • d’installer des clôtures afin d’empêcher le bétail d’avoir accès au cours d’eau;
  • de stabiliser les sorties de drain afin d’éviter l’érosion;
  • de construire des ponts ou des ponceaux pour traverser le cours d’eau; L’aménagement d’un passage à gué est permis si la traversée est peu fréquente, la pente des rives faible et le fond du cours d’eau ferme.

Largeur des rives en milieux agricoles

AVANT D'INTERVENIR, INFORMEZ-VOUS DE VOS OBLIGATIONS

Si vous envisagez de faire des travaux sur les rives ou le littoral d’un lac ou d’un cours d’eau, il est important de vérifier auprès de votre municipalité quelles sont les dispositions des règlements d’urbanisme qui s’appliquent à votre situation.

D’autres lois ou règlements peuvent encadrer l’aménagement des plans d’eau et exiger d’autres autorisations, notamment la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, régie par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune. En milieu agricole, le Règlement sur les exploitations agricoles, appliqué par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs s’applique également. Assurez-vous d’avoir les autorisations nécessaires.

Pour tout renseignement, vous pouvez communiquer avec le Centre d’information du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.



QUE FAIRE AVEC UNE BERGE DÉGRADÉE ?

Érosion dans des fossés agricoles

Dans certaines situations où la berge est peu dégradée ou simplement artificialisée, le plus simple est souvent d’adopter de bonnes pratiques en milieu riverain et de laisser la nature faire le travail. Dans les situations d’érosion plus importantes, la nature peu nécessiter un petit coup de pouce.

Le choix d’une technique de stabilisation n’est pas simple, car il dépend de l’interaction d’un grand nombre de paramètres (type de sol, pente, forces d’érosion, etc.). Dans les cas d’érosion plus importante, il est fortement recommandé de se référer à des spécialistes (Ministères (MDDEP, MAPAQ) et
Groupe conseil agricole du Témiscamingue).

PAR OÙ COMMENCER ?

1. Analyser la situation

  • Quelle est l’importance de l’érosion?
  • Quelles sont ses sources? (ex. : sol découvert, sortie de drain, arbres en surcharge, accès des animaux au cours d’eau, etc.).
  • L’adoption de bonnes pratiques en milieu riverain pourrait-elle régler la situation?
  • La situation nécessite-elle des aménagements de stabilisation?

2. Demandez de l'aide

  • Plusieurs restrictions réglementaires encadrent les interventions sur les berges. Avant d’entreprendre des travaux, consultez votre municipalité.
  • Votre inspecteur municipal pourra aussi vous conseiller sur le type d’intervention à préconiser.
  • Consultez le CREAT ou les Ministères (MDDEP ou MRNF) pour plus d’information.

3. Faites un plan d’aménagement

L’élaboration d’un plan d’aménagement est un outil essentiel qui sera utile pour bien clarifier le projet et ses implications. Vous pourrez ainsi vous donner une vue d’ensemble des aménagements à faire, de la disposition des aménagements sur la berge, des coûts envisageables et des étapes à réaliser.



LES TECHNIQUES

Ensemencement

Cette technique consiste à implanter manuellement ou mécaniquement des graines de plantes herbacées sur des surfaces qui ont été dénudées. Pour les secteurs à faible pente, l’ensemencement apporte une protection rapide du sol contre le ruissellement et l’érosion de surface.

Bien que l’on puisse semer de mai à septembre, les semis du printemps (du début mai à la mi-juin) et d'automne (de la mi-août à la mi-septembre) donnent de meilleurs résultats. L'ensemencement terminé, il faut arroser en prenant soin d’éviter le ruissellement, qui entraînerait la perte d'une partie des semences. Il faut s'assurer que le sol demeure humide jusqu'à la reprise du semis.

On trouve dans le commerce, notamment dans les coopératives agricoles, des mélanges déjà préparés et conçus spécialement pour la stabilisation des rives. Il est normalement suggéré de semer à une densité de 60 kg à l’hectare. On peut aussi réaliser la régénération herbacée en procédant à un ensemencement hydraulique. Renseignez-vous auprès de votre centre du jardin local pour ce service.



Plantation

Les arbustes sont les éléments stabilisateurs les plus efficaces. Leur système racinaire, souvent très développé, fixe le sol et stoppe l'érosion. Certaines espèces, tels que les saules, peuvent même résister à l'action mécanique des glaces, grâce à leurs tiges flexibles. Il est également souhaitable de planter des arbres pour revégétaliser les berges. Par contre, ceux-ci ne doivent pas être plantés trop près de la rive pour éviter que leur poids important déstabilise la berge. Si vous avez des doutes, adressez-vous à un spécialiste ou à votre municipalité.

Sélectionnez avec attention vos végétaux pour s’assurer qu’ils poussent bien dans notre région et dans le type de sol de vos berges. Sélectionnez de préférence des végétaux indigènes, soit qui poussent à l’état naturel dans la région. La ZIP Alma-Jonquière a développé un outil pratique pour déterminer les végétaux les plus adéquats pour la revégétalisation de berges selon le sol et la région (Guide interactif des végétaux). La MRC de Témiscamingue est généralement en zone de rusticité 2B.


Plantation en quinconce

En milieu agricole, certains végétaux sont plus adéquats que d’autres pour cohabiter avec les cultures. Renseignez-vous auprès de vos conseillers agricoles afin de connaître les végétaux les plus adaptés à votre situation.

Les arbustes sont généralement plantés à tous les mètres et en quinconce (voir la figure). Pour les arbres, il est normalement suggéré de laisser une distance de 3 à 5 mètres entre chaque arbre selon l’essence. Si les conditions le permettent, on peut réaliser des économies importantes en utilisant des boutures plutôt que des plantes arbustives en pots déjà enracinées. Pour une description détaillée de la technique de bouturage, consultez le site web de la ZIP Alma-Jonquière.



Génie végétal et enrochement

Les techniques de génie végétal s’appliquent lorsque l’érosion est importante et où la pente est forte. Ce type d’intervention plus importante nécessite souvent l’obtention d’un permis de la municipalité ou du ministère. Il est fortement recommandé de consulter un spécialiste ou votre municipalité avant d’entreprendre ce genre de travaux.

Le génie végétal consiste en une combinaison de techniques alliant les principes de l'écologie et du génie pour mettre en œuvre des ouvrages de stabilisation en utilisant des végétaux comme matériaux de base. Les techniques utilisées en génie végétal sont idéalement complétées par de l’ensemencement ou de la plantation de végétaux. Ces techniques englobent entre autres les fagots de branches, les fascines et les matelas de branches. Dans les situations d’érosion extrême, l’enrochement peut aussi être une technique à envisager.

Enrochement des berges d’un agriculteur du Témiscamingue

Installation de fagots de branches



POUR EN SAVOIR PLUS

DOCUMENTS PAPIER

 Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables (Guide d’interprétation)
Produit par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec


 Rives et nature; guide de renaturalisation
Produit par le RAPPEL


 Guide des Bonnes pratiques agroenvironnementales pour votre entreprise agricole
Produit par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec



LIENS INTERNET

 Association des lacs Vaudray-Joannès


 Association des riverains des lacs Tee et du Moulin


 Conseil régional de l’environnement des Laurentides


 Zone d’intervention prioritaire Alma-Jonquière


 Regroupement des Associations Pour la Protection de l'Environnement des Lacs et des cours d'eau (RAPPEL)


 Agence de bassin versant de la rivière du Nord (Abrinord)


 Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec


 Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec


 Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec


 Pêche et Océans Canada


 Guide des meilleures pratiques pour les bandes riveraines de la Fédération interdisciplinaire de l'horticulture ornementale du Québec (FIHOQ)



NOS PARTENAIRES


 Fonds pour dommages à l’environnement de Environnement Canada (organisme subventionnaire)


 Fédération de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue


 Groupe conseil agricole du Témiscamingue


 Municipalité régionale de comté de Témiscamingue


 Clubs agro-environnementaux du Québec


 Direction régionale du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation de l’Abitibi-Témiscamingue


 Direction régionale du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs de l’Abitibi-Témiscamingue


 Direction de l’Aménagement de la faune de l’Abitibi-Témiscamingue du ministère des Ressources naturelles et de la Faune


 Nous souhaitons remercier la Société de développement du Témiscamingue pour l’utilisation de leurs photos